Faits divers

Sophie Lionnet : Le point sur l’enquête après le meurtre de la jeune fille au pair française à Londres

Les deux suspects dans le meurtre de Sophie Lionnet, une jeune fille au pair de 21 ans, ont été auditionnés ce mardi. Le père de la victime, Patrick, s’est confié sur cette tragédie sur les antennes de RTL.

L’enquête sur le meurtre de Sophie Lionnet progresse en Angleterre. Le corps de cette jeune fille au pair française a été retrouvé le 20 septembre dans le jardin d’une maison près de Londres selon des informations du Figaro. Les principaux suspects dans cette affaire criminelle sont un couple franco-algérien qui employait la jeune fille au pair. Après le meurtre, son corps aurait été brûlé d’après les premiers éléments de l’enquête. Le corps calciné était trop abîmé pour être clairement identifié dans un premier temps. Les voisins ont prévenu les autorités à la vue d’une épaisse fumée qui se dégageait d’une propriété située à Southfields, en périphérie de Londres.

 

Les principaux suspects dans l’enquête sur la mort de Sophie Lionnet

Ouissem Medouni, 40 ans, et Sabrina Kouider, 34 ans, ont donc été mis en examen vendredi pour meurtre. Les deux suspects ont été interrogés mardi depuis leurs lieux de détention. Ils ont pour l’instant uniquement confirmé leur identité. Sabrina Kouider a néanmoins nié les faits. Leur procès pourrait s’ouvrir le 12 décembre. Sabrina Kouider était en couple il y a quelques années avec Mark Walton, le membre fondateur du boy’s band irlandais Boyzone, selon des informations des médias britanniques.

 

Un métier à risque ?

Ce drame a déclenché une vive émotion parmi les jeunes au pair au Royaume-Uni. Une page Facebook a d’ailleurs été ouverte en hommage à Sophie Lionnet. De nombreux témoignages d’amis, de connaissances et de proches de la victime ont été publiés. La jeune fille au pair Victoria, âgée de 21 ans, qui est à l’origine de cette initiative s’est confiée à l’AFP. Elle souhaite notamment par ce biais alerter les jeunes sur les risques et les difficultés de ce statut à l’étranger.

Malheureusement, à court terme, il n’est pas possible d’améliorer considérablement les conditions de vie des au pair, c’est à elles de redoubler de vigilance et d’avoir la force de quitter leur famille d’accueil si cela se passe mal. En revanche, à plus long terme, j’ose espérer qu’une reconnaissance juridique plus précise encadrera le travail des au pair.

La douleur d’un père

Le père de la victime, Sophie Lionnet, s’est confié mercredi au micro de RTL sur cette tragédie.

Ma fille n’avait pas à finir comme ça. Elle était gentille, adorable, souriante. Beaucoup de gens la connaissaient comme ça. Ce qu’ils ont fait, c’est inimaginable, horrible. [..] On n’attend qu’une chose : le retour de ma fille [de sa dépouille] et faire le deuil, si on peut.

La victime s’apprêtait d’ailleurs à rentrer en France avant le drame. La jeune fille au pair était originaire de Troyes. Elle venait de passer quatorze mois à Londres afin d’y apprendre l’anglais. Sophie Lionnet s’occupait des deux enfants de ses employeurs, âgés de 3 et 6 ans. D’après des informations du Figaro, elle touchait un salaire très faible de 56 euros par mois. Sophie Lionnet semblait vivre un véritable calvaire avec ses employeurs d’après des informations du Parisien. L’enquête devra déterminer les circonstances du drame et établir les responsabilités de chacun.

Publié le mercredi 27 septembre 2017 à 19:11, modifications mercredi 27 septembre 2017 à 18:43

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