Faits divers

Prison de Lille-Sequedin : le détenu s’explique sur sa “relation” avec la surveillante

La jeune femme a été surprise sur son lieu de formation à la prison de Lille-Sequedin, filmée à son insu seule avec le prisonnier. Une enquête a été ouverte jeudi par l’administration pénitentiaire.

Les faits se sont déroulés au sein de la maison d’arrêt de Lille-Sequedin, dans le nord de la France. Jeudi dernier, une enquête a été ouverte par l’administration pénitentiaire qui a saisi le parquet de Lille à la suite d’une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux, montrant l’une des surveillantes stagiaire dans une position inappropriée, agenouillée devant un détenu.

Une vidéo de quelques secondes diffusée sur Snapchat

La séquence aurait été filmée en caméra cachée par le jeune homme en question, âgé d’une vingtaine d’année et inculpé en 2017 des affaires de vol et de trafic de stupéfiants. Le Parisien détaille la scène d’une durée de 22 secondes, mise en ligne sur Snapchat avec la mention « On dit quoi à la surveillante qui fait des bêtises hein ? ». A travers une porte entrebâillée, la télévision allumée au fond sonore, on y voit la surveillante échanger quelques mots avec le détenu torse nu, puis regarder aux alentours pour vérifier que personne ne soit dans les parages avant de s’agenouiller quelques secondes devant le prisonnier.

Un comportement contraire aux règles de l’ENAP

Les collègues de la surveillante en formation à l’École nationale de l’administration pénitentiaire ont découvert la vidéo mercredi dernier, avant qu’une enquête ne soit ouverte. La jeune femme ne pourra pas reprendre sa formation, interrompue suite à cette événement par la direction de son établissement, qui estime que :

C’est une posture inadaptée, non professionnelle, qui ne respecte pas les principes de bonne distance et de sécurité enseignés à l’ENAP pendant la formation.

Comme le rapporte l’administration pénitentiaire qui précise : « Une phase d’enquête préalable à la procédure disciplinaire est engagée, et la commission d’aptitude professionnelle donnera un avis cette semaine ».

En ce qui concerne le détenu, il a été transféré dans un autre établissement. La fouille de sa cellule a permis de découvrir trois téléphones portables avec chargeurs, dont celui qui aurait servi à filmer la scène compromettante.

Le prisonnier a livré un premier témoignage à France 3

Ce dernier, à présent en détention dans une prison de la région parisienne a été interrogé hier par nos confrères de France 3 Nord Pas-de-Calais, qui ont pu échanger quelques mots avec lui par téléphone. Le jeune homme confirme qu’il s’agissait bien d’un acte sexuel consenti, et parle d’une “relation” avec la surveillante :

La surveillante, c’est une stagiaire qui était dans mon bâtiment. Elle était là depuis une semaine. Mes co-détenus m’ont dit qu’elle était un peu “tchatcheuse” donc on parlait en rigolant et un jour, ça a été au bisou et voilà quoi… A ce moment-là, j’étais tout seul en cellule […]. J’ai posé mon téléphone, j’ai tout enregistré. On a eu des petits mots jusqu’au moment où je lui propose de faire ça, elle n’a pas refusé. J’ai eu une relation avec une surveillante pénitentiaire, voilà…

C’est d’ailleurs lui qui est à l’origine de l’enregistrement de la vidéo et de sa diffusion. Des publications sur les réseaux sociaux dont ses co-détenus et lui seraient adeptes : “ça nous amuse“, affirme t-il ensuite à la journaliste de France 3, avant d’ajouter que si ce “rapprochement sexuel” était le seul de cet ordre qu’il a pu avoir avec la surveillante stagiaire, ils étaient très proches : On se parlait comment si c’était ma copine. confie t-il.

Malgré son transfert et la saisie des appareils, l’incarcéré qui dit assumer les conséquences de ses actes, aurait donc réussi à conserver son téléphone.

 

Publié le mercredi 18 juillet 2018 à 16:34, modifications mercredi 18 juillet 2018 à 14:34

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