Faits divers

Mont-de-Marsan : Un aigle royal de l’Armée de l’air confond une fillette avec un drone

Un aigle royal entraîné à base aérienne de Mont-de-Marsan a confondu le gilet d’une fillette avec un drone.

Les faits remontent au 17 avril dernier, pendant les vacances de Pâques. Alors qu’un groupe d’enfants s’étaient arrêtés près d’une chapelle un aigle royal dressé par l’Armée de l’air a attaqué une fillette de 5 ans.

Confondue avec un drone

Alors qu’il volait dans les Pyrénées, l’animal a fondu en piqué sur la petite fille et l’a blessée d’un coup de serre dans le dos

Dans le cadre d’un entraînement en ‘vol libre’ d’un de nos aigles, l’aigle a été attiré par un gilet autour de la taille de la fillette. Qu’il a pris pour un drone. Elle a eu une griffure dans le bas du dos.

A expliqué le colonel Olivier Celo. En effet, lors de l’incident, l’aigle royal ne s’entraînait pas à attaquer des drones mais volait au-dessus de la commune de Musculdy (Pyrénées-Atlantiques). Il était « dans son espace naturel, la montagne, afin de conserver sa musculature », a précisé le colonel Celo.

Selon Mediabask, qui a révélé l’information, la fillette de cinq ans faisait partie d’un groupe d’enfants accompagné d’un adulte partis pour un pique-nique au col d’Osquich.

Arrivés au dernier virage avant la chapelle, nous avons vu un aigle en contrebas. Nous nous sommes arrêtés sur le chemin pour l’observer. C’est alors qu’il s’est élancé en plein vol. Et qu’il s’est dirigé à toute vitesse dans notre direction.

A témoigné Carole Aguerre de Saint-Just-Ibarre.

Les enfants ont été choqués, confie la mère de famille.

Les grands l’ont beaucoup évoquée à l’école et ma fille de 2 ans m’en parle tous les jours. Elle raconte l’histoire à ses poupées. Et me demande à chaque fois que nous quittons la maison si l’oiseau va venir manger son dos.

Le contrôle des aigles plus compliqué que prévu

Le programme d’aigles intercepteurs de drones, mis en oeuvre sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan, a été inspiré d’une expérience aux Pays-Bas. Là-bas, la police a été la première à tenter de dresser cet oiseau de proie à l’interception des drones. Or, le recours à des animaux sauvages semble plus délicat que prévu. En effet, en décembre, l’expérience néerlandaise a été interrompue. Il s’avère que ces animaux sauvages se révèlent impossibles à contrôler. De plus, leur gestion représente un budget non négligeable.

En France, depuis septembre 2016, la fauconnerie de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan a étoffé son « arsenal ». En effet, à la vingtaine de faucons déjà « en service » s’étaient ajoutés quatre aigles royaux. Ces derniers sont, eux, dressés pour s’attaquer aux drones malveillants. Or, comme aux Pays-Bas, les militaires français ont quelques difficultés à maîtriser leurs aigles.

Nous nous posons des questions sur leur capacité d’emploi en dehors de nos bases aériennes.

A admis le colonel Celo.

Nous commençons à nous dire que cette capacité ne pourra pas être déployée comme on l’espérait pour couvrir de grands événements en zone urbaine ou péri-urbaine. Comme le 14 juillet. En revanche, pour protéger nos bases aériennes, cela peut rester un bon dispositif.

Publié le dimanche 10 juin 2018 à 12:03, modifications dimanche 10 juin 2018 à 10:54

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