Faits divers

Meurtre Mélodie Massé à Ustaritz : le suspect souffrait de schizophrénie (mise à jour)

Cédric Bernasconi est aujourd’hui le principal suspect du meurtre et du viol de Mélodie Massé, alors enceinte de 8 mois au moment des faits. Des témoins décrivent l’homme comme un déséquilibré. Le maire d’Anglet avait même demandé de faire interner l’homme d’office.

STORY - Episode 1/6

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Le mercredi 13 septembre, Olivier Espagne (10 Couples Parfaits) retrouve le corps nu et inerte de sa compagne. Mélodie Massé, alors enceinte de 8 mois a été sauvagement tabassé et violée dans la maison qu’elle occupait à Usta­­ritz. Récemment un SDF de 38 ans, Cédric Bernasconi, a été mis en examen pour le meurtre et le viol  de la jeune femme. Le trentenaire se serait alors montré coopératif avec la police. Aujourd’hui on en sait plus sur le principal suspect. Le marginal souffrait de troubles psychiatriques sévères et de schizophrénie selon LCI.

Spécialisé dans le vol de voiture

Ce sont les multiples témoignages sur Cédric B. qui ont permis de déterminer le profil du meurtrier présumé. Physiquement, l’homme de 38 ans serait marqué par la rue, la drogue, et par la délinquance. Mais avant tout il serait en proie à de profonds troubles psychiatriques. Né en Suisse, le sans domicile fixe est arrivé en France, plus précisément dans la région de Bayonne il y a huit ans. Une source proche du dossier explique :

Il squattait et vivotait chez des connaissances et des proches

Mais récemment le suspect vivait dans une résidence d’Anglet. Sans emploi, il était connu des services de police, notamment pour le vol de voiture dont il s’était fait une spécialité. La police le connaissait aussi pour dégradations, violences, cambriolages ou encore un incendie mais pas pour agression sexuelle. Par conséquent, l’homme était inscrit au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Une inscription qui a permis à la police de remonter sa trace lorsqu’ils ont prélevé son ADN retrouvé sur la scène du crime.

Sa cruauté interpelle la police

C’est cependant la grande sauvagerie du crime qui a interpellé les enquêteurs. En effet, alors enceinte de 8 mois, Mélodie M. a été violée et tuée par son agresseur, qui l’a attachée et bâillonnée avec des torchons. Les résultats de l’autopsie indiquent que la jeune femme est décédée des suites d’une “asphyxie majeure avec obstruction des voies aériennes supérieures”. Les médecins constatent également “des lésions traumatiques récentes de l’extrémité céphalique avec fracture du nez”.

Selon une source proche du dossier, au cours de sa garde à vue, Cédric B. s’est exprimé comme s’il était “dénué d’affect”.  L’homme “a reconnu son implication” dans les faits qu’il a décrits de manière “très calme”. De plus, le suspect est connu pour ses antécédents psychiatriques. En effet, par le passé, il avait été interné d’office à plusieurs reprises. En août dernier, sa dernière condamnation par le tribunal correctionnel de Bayonne avait donné lieu à trois mois de prison avec sursis ainsi que d’une obligation de soins. Selon LCI, le trentenaire souffrait de schizophrénie et un traitement médicamenteux lui avait été prescrit.

L’homme avait déjà menacé des riverains

Le maire d’Anglet avait déjà alarmé la justice sur le comportement de Cédric Bernasconi. Effectivement, le trentenaire était connu des riverains de la commune. Claude Olive explique dans les colonnes de Sud Ouest :

Cela fait deux ans qu’il perturbait les riverains de l’avenue d’Espagne, qu’il les menaçait de mort. Des plaintes avaient été déposées et j’avais pris la décision de le faire interner d’office. Mais son psychiatre n’a pas voulu.

Pour le maire, l’homme n’avait “rien à faire dans la nature”. C’est pourquoi il avait lui-même demandé son placement en hôpital psychiatrique. Claude Olive ajoute :

Il avait besoin d’être soigné. Signer un internement d’office, ce n’est pas une chose facile pour un maire, c’est une lourde responsabilité. Mais si j’en étais arrivé là, c’est que je considérais que la situation l’imposait

Lorsque le maire d’Anglet a été informé par les gendarmes du meurtre de Mélodie M., ce dernier a rapidement fait le lien. La veille, une dispute avait éclaté entre le tueur présumé et des employés d’une supérette. Jérôme Falco, le gérant du Spar décrit un homme déséquilibré :

Un homme est entré dans le magasin. Il parlait tout seul et très fort, il se prenait pour Dieu. L’homme s’en est ensuite pris à une cliente âgée qui a du caractère et ne s’est pas laissé faire. Il lui a alors montré ses dents et lui a lancé “Je vais te manger”. Elle lui a répondu ‘Tu me fais pas peur'”. Puis l’homme menaçant est reparti avec sa bouteille de lait au volant d’un camion-plateau beige.

La police a montré une photo de Cédric B. aux employés qui ont tous reconnu l’homme. Le lendemain, le meurtrier présumé de Mélodie M. était arrêté. Aujourd’hui, reste à savoir si sa santé mentale a eu un lien avec son discernement au moment des faits.

Mise à jour le 22/09/2017 à 15:00

Nous disposons de plus d’informations sur la garde à vue du tueur présumé. L’homme explique avoir voulu voler de l’argent à la victime pour s’acheter des chaussures puis “s’être laissé tenter et la violer”. Selon Le Parisien, alors que la jeune femme agonisait, il a pris le temps de boire un café et de se faire un petit verre de whisky. C’est en entendant le compagnon de la victime, qu’il a pris la fuite. “C’est un homme qui semblait parfait conscient des crimes qu’il a commis”, déclare le maire.

Publié le jeudi 21 septembre 2017 à 16:50, modifications vendredi 22 septembre 2017 à 15:04

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