Faits divers

Marseille : une enseignante rouée de coups par une élève pour un smartphone

C’est une scène qui doit se dérouler dans des dizaines de collège en France chaque jour. Mais, ce lundi 15 janvier, les choses ont mal tourné au collège Rosa-Parks dans les quartiers nord de Marseille.

Une simple requête. Remettre un smartphone. Voilà ce qui a valu à une enseignante du lycée Rosa-Parks dans les quartiers nord de Marseille de se faire tabasser par une élève. Les faits qui se sont déroulés lundi 15 janvier ne sont que le dernier événement d’une longue série pour cet établissement scolaire.

On peut très bien imaginer la scène. La rejouer dans notre esprit à partir du récit qui en a été dressé ensuite par les témoins. Une enseignante qui demande à une élève de 5e de bien vouloir lui remettre son smartphone. Celle-ci commence alors à l’insulter. A la fin du cours, elle souhaite récupérer l’appareil. Mais, elle essuie un refus. En effet, selon le règlement intérieur de l’établissement, c’est aux parents de venir le chercher à la direction.

Mécontente, elle décide donc de tabasser son enseignante qui se retrouve assaillie de coups. Pire, les faits ne s’arrêtent pas là. La pauvre enseignante est ensuite poursuivie dans les couloirs de l’établissement jusqu’à faire une mauvaise chute dans les escaliers. Sept jours d’ITT lui sont alors prescrits. Interrogée par La Provence, une collègue de l’enseignante détaille :

elle a perdu conscience et ne se souvient pas de la scène

Un lycée qui a déjà eu des problèmes

Selon le journal Marseillais, cet événement n’est pas le premier depuis la rentrée au lycée Rosa-Parks. Cet établissement qui est situé en Zone d’éducation prioritaire (ZEP) a notamment vu une enseignante se prendre un coup de poing. Plusieurs cas d’incivilité ont aussi été recensés. Des situations que le personnel enseignant a décidé de ne pas banaliser en débrayant mardi 16 janvier. Les élèves ont en revanche été accueillis. L’inspection académique a de son côté envoyé une équipe mobile de sécurité. Une mesure qui pourrait se révéler insuffisante comme l’explique Julien Huard, représentant syndical du CNT-SO :

Avec ce qui vient de se passer, c’est l’illustration qu’il n’y a plus de barrières entre la violence des quartiers et le collège

Mais, le problème est avant tout national comme le montrait une étude publiée au mois de septembre dernier. L’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) estimait alors à 442 le nombre de faits de violence par jour passé à l’école en France.

Publié le jeudi 18 janvier 2018 à 9:43, modifications jeudi 18 janvier 2018 à 8:53

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