Faits divers

Marseille : Des policiers mis en joue par des malfaiteurs, un homme aurait été enlevé

Selon la préfecture de police, des forces de l’ordre ont été mis en joue dans le 14e arrondissement de Marseille. Les policiers intervenaient suite à “nombreux coups de feu” entendus par les habitants.

Les faits se sont déroulés ce lundi 21 mai aux alentours de 17h. Les habitants la cité de la Busserine, dans le 14e arrondissement de Marseille entendent de “nombreux coups de feu” et appellent alors la police. Toutefois, quatre hommes “mettent en joue” les forces de l’ordre venues sur place.

Armé d’une “arme longue” de type kalachnikov

Selon les sources policières relayées par BFM TV, les autorités ont premièrement retrouvé “de nombreuses douilles” sur place. Or, deux malfaiteurs, l’un armé d’une “arme longue” de type kalachnikov, le second d’une arme de poing, interceptent une première voiture de police, et tirent en l’air. Le deuxième équipage, arrivé en renfort, est lui aussi bloqué par un second véhicule. Selon la préfecture, les quatre hommes qui bloquent ce véhicule “mettent en joue” les forces de l’ordre. Les malfaiteurs s’enfuient lorsque l’un des policiers tire et brise une vitre de leur véhicule.

Si “aucun blessé par balle n’est à déplorer” précise la préfecture, “une personne s’est présentée spontanément à la police”, et “a été blessée à la tête par un coup de crosse porté par un malfaiteur”. Un homme aurait été “enlevé par une voiture dont les occupants ont tiré en l’air à plusieurs reprises” selon le procureur de la République Marseille Xavier Tarabeux.

“C’est devenu la vie naturelle de ces quartiers”

Pour certains élus, la situation est devenue insoutenable.

La police est la cible elle aussi, comme les habitants, des agissements des réseaux qui ne reculent plus depuis un certain temps déjà devant l’agression la plus violente, les coups de feu

regrette Stéphane Ravier, sénateur FN des Bouches-du-Rhône.

C’est devenu la vie naturelle de ces quartiers

déplore la sénatrice PS des Bouches-du-Rhône Samia Ghali.

Ce qui est inquiétant, c’est que malheureusement des enfants qui ont encore l’âge de l’innocence se retrouvent confrontés à des situations qu’on ne pourrait voir que dans des films interdits aux moins de 18 ans

déclare-t-elle au micro de BFMTV.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire.

Publié le mardi 22 mai 2018 à 13:22, modifications mardi 22 mai 2018 à 12:53

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !