Faits divers

Manche : Un collège chasse les goélands à l’aide de rapaces

Un collège de la Manche a fait appel à un fauconnier pour chasser les goélands. Photo tirée du site La Manche Libre.

Dans une commune de la Manche, les goélands ont totalement envahi un collège pour y installer leurs nids. Le département a fait appel à un fauconnier pour remédier à cette situation qui cause de nombreux problèmes.

La semaine dernière, un fauconnier a du se rendre dans un collège de Saint-Vaast-la-Hougue. L’établissement, envahi par les goélands, a fait appel à lui pour qu’il se débarrasse des volatiles à l’aide de rapaces.

La commune de Saint-Vaast-la-Hougue a récemment vécu des péripéties dignes des Oiseaux,  le terrifiant chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock. Cela fait maintenant plusieurs années que les goélands envahissent la toiture du collège Guillaume-Fouace. À chaque printemps, les volatiles y installent en effet leurs nids.

Cité par France Bleu, Dominique Aussant, principale du collège, a d’ailleurs déclaré à ce sujet :

Quand j’ai pris mes fonctions l’été dernier, la première chose dont m’a parlé mon prédécesseur, c’est du problème des goélands. Ce sont des nuisances perpétuelles : le bruit, les déjections, l’odeur des oiseaux morts. C’est un problème sanitaire et une vraie source de stress pour certains élèves.

Des goélands envahissants et agressifs

Aucune attaque des volatiles n’a été signalée dans le collège Guillaume-Fouace. Néanmoins, en période de nidification, les goélands peuvent se montrer agressifs. Les oiseaux ont totalement envahi l’établissement, à tel point que des nids sont installés sur le sol de la cour.

Pour régler le problème, le Département de la Manche a fait appel à un fauconnier. Frédéric Plonka, artisan installé dans la Sarthe, a fait savoir qu’il se rendrait régulièrement dans le collège avec ses rapaces. Il a en effet déclaré à France Bleu Cotentin :

Durant les trois mois de nidification, je vais être régulièrement sur place. Le principe de mon intervention est simple : lancer un rapace (une buse) qui va aller attaquer les goélands. En en tuant un, il va effrayer l’ensemble de la colonie qui va quitter les lieux.

Cette opération a été menée la semaine dernière. Dans les cinq jours qui ont suivi l’attaque du fauconnier, les goélands ont disparu. Ils ont cependant fait leur retour. Il s’agissait d’éclaireurs selon Frédéric Plonka, venus vérifier si le danger s’était envolé. Pour les faire partir définitivement durant cette période de nidification, le fauconnier n’a donc d’autre choix que de faire intervenir ses rapaces. Sa mission dans l’établissement devrait normalement se terminer en juin prochain.

L’origine de cet envahissement vient de l’île de Tahitou, voisine de Saint-Vaast-la-Hougue. L’île est actuellement occupée par des renards, ce qui provoque la migration des goélands. Cela explique leur installation dans le collège Guillaume-Fouace. Une opération pour piéger et évacuer les canidés a donc été organisée. Elle devrait être menée en parallèle de l’intervention du fauconnier. S’il est d’ores et déjà programmé, le piégeage n’a pour le moment pas obtenu les autorisations administratives.

Par aileurs, le CNRS et Muséum ont récemment fait part d’un bilan désastreux sur la disparition des oiseaux dans les campagnes françaises.

Publié le jeudi 5 avril 2018 à 12:23, modifications jeudi 5 avril 2018 à 10:38

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