Faits divers

Journée internationale des filles : des fontaines parisiennes “en sang” pour dénoncer le tabou des règles

Créé en 2016, le collectif féministe Insomnia multiplie les actions choc qui luttent en faveur des femmes. Récemment, les militantes ont coloré les fontaines de la capitale pour dénoncer les tabous autour des règles.

“Notre sang, notre souffrance, leurs règles” telle est la devise du collectif féministe Insomnia. Ce mercredi 11 octobre au matin, le collectif a déversé du colorant couleur “rouge sang” dans une quinzaine de fontaines parisiennes. L’objectif étant de sensibiliser au tabou qui règne autour des règles.

Briser le tabou

Pour la Journée internationale des filles, le collectif féministe Insomnia a décidé de faire une action choc. En plus d’avoir rendu l’eau des fontaines parisiennes rouges, les jeunes femmes sont venues avec des banderoles. Sur ces dernières il était écrit en rouge : “Notre sang, notre souffrance, leurs règles”, “des tampons sains pour nos vagins” ou “de nos règles, nombreux sont ceux à s’en tamponner”. Les polémiques concernant la taxe tampon ou les chocs toxiques liés aux tampons ont influencé les jeunes féministes à réaliser des actions dans ce domaine.

Sur sa page Facebook, le groupe tente de sensibiliser l’opinion publique sur les règles qui sont encore tabou :

Honteuses de leur corps dès l’adolescence, les femmes se sentent continuellement obligées de les cacher. On évite de le nommer, de le montrer, d’en parler; il est censuré dans les médias au point de devenir un liquide bleu dans les publicités pour protections hygiéniques.

Un accès facilité aux protections hygiéniques

Le collectif propose également de nombreuses solutions pour faciliter le quotidien des femmes. Sur StreetPress, elles écrivent : “Nous réclamons un accès facilité aux protections hygiéniques”. Elles soumettent également la gratuité de ces protections pour les mineures et les femmes sans-abri. Elles encouragent aussi la mise en place de distributeurs dans la rue ou la poursuite de la baisse de la “taxe tampon”. D’ailleurs selon elles :

Les règles coûtent 23.500 € dans la vie d’une femme

Pour rappel, les députés avaient finalement accepté de baisser la TVA sur les protections hygiéniques de 20% à 5,5% en 2015. Aujourd’hui, le collectif Insomnia réclame une taxe à 2,1%.

Depuis que les tampons et les coupes menstruelles ont été révélés comme parfois déclencheurs de chocs toxiques, le groupe féministe demande plus de transparence sur la composition des serviettes hygiéniques et tampons. Alors que 22 cas de choc toxique qui seraient liés à la composition des tampons ont été déclarés en 2014, le collectif insiste :

Les pesticides dans le coton et autres produits néfastes peuvent être sources d’intoxications

Enfin, concernant l’endométriose, une maladie peu connue, les militantes demandent à ce que davantage de moyens soient alloués à la recherche. La maladie qui touche une femme sur dix, en plus de causer des règles douloureuses, augmente les risques d’infertilité.

Le groupe féministe a déjà réalisé de nombreuses autres actions. Ces dernières dénonçaient le “féminicide” ou le sexisme.

Publié le jeudi 12 octobre 2017 à 16:14, modifications jeudi 12 octobre 2017 à 12:07

Vidéos relatives

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Vu sur le web

Vers le top