Faits divers

Lyon : Un père de famille tue sa femme enceinte et ses quatre enfants

L’homme va comparaître à partir d’aujourd’hui devant les assises du Rhône pour avoir tué 7 membres de sa famille.

C’est un sextuple meurtre que doivent juger à partir d’aujourd’hui les assises du Rhône. L’homme de 35 ans qui comparaît est jugé pour le massacre de sa femme enceinte et ses 4 enfants, âgés de 5 mois, 17 mois, 2 ans et 6 ans.

Il était jaloux et la soupçonnait d’être infidèle

C’est une terrible histoire qui remonte au 5 décembre 2015. Une vie familiale émaillée de troubles et de violences qui s’achève dans le sang. Ce soir-là, les pompiers alertés par la sœur de l’accusé arrivent au domicile de Yassine Mechta, dans le 8e arrondissement de Lyon.

C’est une scène horrible qu’ils vont découvrir dans l’appartement. En parcourant, les différentes pièces du domicile, ils trouvent tout d’abord les corps de Layina, 6 ans et Kaïs, 2 ans. Puis, ceux de Djalil et Djessym, âgés de 5 et 17 mois. Ils sont tous lardés de coups de couteau.

Dans la chambre du couple, c’est la mère Caroline Geoffrey 32 ans et enceinte qui est retrouvée morte, sous un tas de linge. L’homme est lui prostré. A ses côtés, un long couteau de cuisine et trois flasques de whisky. Yassine Mechta explique avoir voulu se suicider, mais sans y parvenir. Interrogé, il reconnaît qu’il frappait régulièrement sa femme. Jaloux, il la soupçonnait de le tromper.

Des meurtres étalés sur plusieurs jours

Si l’intervention a eu lieu ce soir-là, les faits seraient eux plus anciens selon les enquêteurs. Il auraient pu se produire entre le 28 novembre et le 3 décembre. Il a reconnu les meurtres avec force détails en garde à vue. L’homme reconnaît aussi avoir tué son frère dans un foyer social à Vénissieux.

Seul survivant du massacre, le fils aîné a confié aux policiers “ne pas être surpris par le meurtre de sa mère”. Âgé de 13 ans, il vit encore parce qu’il était chez des voisins ce soir-là. Les parents de la mère de famille ont eux expliqués qu’elle était sous l’emprise de son époux, sans emploi et dont elle avait peur. Il avait déjà menacé de la tuer elle et lui à plusieurs reprises.

Yassine Mechta avait déjà été condamné entre 2006 et 2012 pour des faits de violence. Si les experts expliquent qu’il avait “un trouble psychique du discernement”, ils nient toutefois “l’abolition du discernement”. Le verdict sera connu le 16 mars.

Publié le lundi 12 mars 2018 à 17:46, modifications lundi 12 mars 2018 à 16:11

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