Faits divers

Haute-Loire : Il fait croire aux gendarmes qu’il a découpé sa famille à la tronçonneuse

Haute-Loire canular téléphonique

Mauvaise blague. En Haute-Loire, à Saint-Maurice-de-Lignon, un homme a fait croire aux gendarmes qu’il avait découpé sa famille à la tronçonneuse.

Une mauvaise blague qui ne passe pas

Mercredi matin, un homme résidant à Saint-Maurice-de-Lignon, en Haute-Loire, a appelé les gendarmes. Grandement énervé, il leur a déclaré qu’il allait commettre un massacre. Il les a ensuite rappelés quelques instants plus tard. Il a alors déclaré qu’il avait découpé sa femme et son enfant à la tronçonneuse. Un important dispositif de gendarmerie a été mis en place.

Selon Le Progrès, les militaires ont rapidement identifié l’individu. Ils se sont immédiatement rendus à son domicile. Fort heureusement, lorsqu’ils sont arrivés sur place, les gendarmes du PSIG ont constaté que la femme et l’enfant étaient en parfaite santé.

Les militaires n’ont pas apprécié cette mauvaise blague. Ils ont interpellé le père de famille et l’ont placé en garde à vue. Parfaitement calme, celui-ci n’a d’ailleurs opposé aucune résistance lors de son arrestation. Il devait être présenté devant le délégué du procureur durant la journée de jeudi dans le cadre d’une comparution pénale.

Qu’encourent les auteurs d’un canular téléphonique ?

Il s’agit d’un délit qui relève du droit pénal. L’auteur du canular s’expose ainsi à une condamnation. Cela relève de l’article 322-14 du Code pénal qui réprime, depuis l’ordonnance du 19 septembre 2000, le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes va être ou a été commise. Ce père de famille risque ainsi deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Cependant, la condamnation à de la prison ferme est rare.

En revanche, l’arsenal de l’article 322-14 permet de condamner l’auteur d’un canular à une peine d’intérêt général. Ce dernier pourrait également être condamné à rembourser les frais liés à l’intervention des forces de l’ordre, notamment si l’État se porte partie civile.

Publié le vendredi 17 mars 2017 à 11:35, modifications vendredi 17 mars 2017 à 10:35

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