Faits divers

États-unis : Un Mexicain de 92 ans battu par des xénophobes ?

Battu un 4 juillet...

Un homme de 92 ans se retrouve à l’hôpital pour le simple fait d’avoir voulu se balader un début de soirée de fête de l’Indépendance. Pris à partie par une présumée xénophobe américaine, ce senior mexicain a été tabassé par la femme et un groupe d’hommes, selon les dires d’un témoin.

Les côtes cassées, la mâchoire brisée, des hématomes et des blessures sur l’ensemble de son corps. Rodolfo Rodriguez, 92 ans, est de fait mal en point, pétri de douleurs. Le nonagénaire, que ses proches décrivent comme bien portant et joyeux, est aujourd’hui, sans surprise, sonné.

Comment l’homme de 92 ans  s’est-il retrouvé pris à partie ?

Le senior, sur son lit, explique le contexte de son calvaire à CBS. Tout commence lorsqu’il décide, le 4 juillet, jour de fête d’indépendance des USA, de faire une balade dans Willowbrook, une localité de Los Angeles, en Californie.
Un peu avant 20 heures, alors qu’il marche sur le passage piéton, le grand-père de 92 ans arrive au niveau d’une femme flânant avec sa fille. Au moment où Rodolfo Rodriguez tente de les dépasser, la fillette et lui rentrent l’un dans l’autre malencontreusement, semble-t-il.

Les xénophobes tabassent le Mexicain de 92 ans avec une brique

À partir de ce télescopage, tout va très vite. La mère de l’enfant le jette d’abord au sol, puis l’attaque avec ses poings, rouant de coups la personne âgée. Enfin, elle se saisit d’un pavé et décide de continuer sa besogne avec. Au micro de CBS, Éric Mendoza, petit-fils de la victime, peine toujours à croire que l’on soit capable de s’acharner ainsi sur un aîné.

Je suis abasourdi par le fait qu’on puisse traiter un autre être humain de cette façon.

Commente-t-il.

Avant de souligner en quoi pour lui, toute cette violence était injustifiée :

Il (son grand-père) a 92 ans, il n’a rien fait de mal qui pourrait expliquer la manière dont il a été agressé

 

Un témoin avance la thèse de la xénophobie

Éric Mendoza accompagné de Rodolfo Rodriguez, son grand-père / Crédits © CBS

Éric Mendoza dit par ailleurs qu’il n’a aucune idée de la raison de l’agression de son proche. En effet, son aïeul ne parle ni comprend la langue anglaise, et ne sait donc pas traduire ce qui lui a été dit durant l’altercation qui l’a conduit aux urgences.

Toutefois, la suspicion de xénophobie nous vient de Catherine, qui se présente en qualité de témoin. C’est au volant de sa voiture qu’elle assiste à la scène. Elle affirme qu’un groupe d’individus de sexe masculin se sont joints au passage à tabac du vieillard. Catherine descend alors de son véhicule, prend des photos et confronte la présumée criminelle.

Il a essayé de toucher mon enfant !

Aurait répondu la mère de la petite fille, lorsque Catherine lui demande pourquoi elle a malmené Rodolfo Rodriguez.

Cependant, selon la conductrice qui s’exprime en visage protégé, des propos xénophobes ont été tenus durant l’agression.

Retourne dans ton pays ! Pourquoi es tu ici ?

Aurait ainsi martelé la femme, tandis qu’elle s’en prenait physiquement au patriarche.

Donald Trump responsable de la montée de la xénophobie ?

La mère et sa fillette, photo prise par le témoin / Crédits © Catherine (le témoin) via CBS

Perçu comme une menace, suspecté d’emblée de tentative de viol et enjoint de quitter les États-Unis…L’enchainement de préjugés et d’injonctions mis sur le faciès de Rodolfo Rodriguez n’est pas sans rappeler les propos du président américain lui-même.

En effet, durant sa campagne, Donald  Trump justifiait ses positions anti-immigration en estimant que “les Mexicains […]qui viennent aux USA[…]sont des criminels. Des violeurs”. Des sorties qui, pour de nombreux observateurs, galvanisent et libèrent les discours, pensées et actions xénophobes d’une bonne partie de l’Amérique.

 

Publié le mardi 10 juillet 2018 à 12:27, modifications mardi 10 juillet 2018 à 12:29

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