Faits divers

États-Unis : l’homme qui en avait tué un autre pour une place de parking en plaidant la légitime défense est désormais accusé d’homicide

Michael Drejka, âgé de 48 ans, a tué Markeis McGlockton, âgé de 28 ans, dans un parking après une altercation au sujet d’une place réservée aux personnes handicapées, en fin juillet. L’accusé s’en était d’abord sorti en prétextant la légitime défense, usant de la loi américaine “Stand Your Ground”.

L’arrestation de Michael Drejka a eu lieu ce lundi 13 août. De fait, il y a trois semaines, Markeis McGlockton était assassiné dans la ville de Clearwater en Floride. Un acte filmé par les caméras de sécurité du parking de la supérette d’autoroute où s’est déroulé le crime. Des images qui, à leur diffusion, causèrent des manifestations sur fond de tensions raciales.

Michael Drejka avait ainsi tiré sur Markeis McGlockton alors que ce dernier s’éloignait de lui après l’avoir poussé au sol. De plus, des témoignages pointant l’habitude de Drejka de harceler les automobilistes, en particulier des Noirs, sont remontés à la surface.

La famille de la victime réagit à l’arrestation de Michael Drejka

Le soulagement est palpable chez les McGlockton à l’annonce des poursuites contre Michael Drejka, bien qu’ils pleurent toujours leur proche. AbcNews a retranscrit les propos qu’ils ont tenus lors d’une conférence de presse.

Aujourd’hui, j’ai appris qu’il [Michael Drejka] est inculpé. Je suppose que je peux [maintenant] commencer à guérir.

A par exemple dit Monica Moore, la mère de la victime.

Lorsque j’ai reçu la nouvelle aujourd’hui, j’étais heureux (…) mais je suis cependant navré que cela ait pris autant de temps…Je sais que le chemin [vers une condamnation] sera long. Nous sommes prêts pour cette bataille, nous espérons juste une fin satisfaisante.

A, pour sa part réagi Michael McGlockton, le père du disparu.

100 000 dollars de caution provisoire pour Michael Drejka

Michael Drejka est détenu à la prison du comté de Pinellas. Ce mardi, se tiendra sa première comparution devant un juge. Là, le magistrat réévaluera peut-être le montant de la caution.

De plus, il décidera dans la foulée de la nécessité ou non de désigner un avocat commis d’office à l’accusé. Ainsi, tout dépendra des moyens financiers de Michael Drejka et de la possibilité qu’il en prenne un à ses propres frais. En cas de condamnation, le quadragénaire risque jusqu’à trente ans de prison.

Publié le mardi 14 août 2018 à 12:47, modifications mardi 14 août 2018 à 12:47

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