Faits divers

Decathlon saisit la justice pour des images volées dans ses cabines d’essayage

Alertée sur Twitter par un client ayant remarqué que des vidéos voyeuristes tournées dans les cabines d’essayage de l’enseigne Française avaient été diffusées sur des sites pornographiques, cette dernière a décidé de porter plainte.

Disposées dans la plupart des magasins proposant des vêtements, les cabines d’essayage sont régulièrement le théâtre d’actes mal-intentionnés. Dernière victime en date : l’enseigne Decathlon qui, alertée sur Twitter par un internaute, a décidé de réagir avec la plus grande fermeté.

Tout a commencé le 19 juin 2016 lorsqu’un « twittos » s’est fendu d’un message adressé à la firme francophone :

(…) il semblerait que des personnes mal-intentionnés s’amusent à filmer dans vos cabines du contenu (pédo?)pornogra…

https://twitter.com/AGolean/status/744541501028450304

Un message pris très au sérieux par Decathlon, qui a immédiatement demandé à l’internaute toutes les informations nécessaires afin d’entamer une procédure.

https://twitter.com/decathlonfrance/status/744782434340724737?ref_src=twsrc%5Etfw

https://twitter.com/decathlonfrance/status/744782917600043009?ref_src=twsrc%5Etfw

En effet, comme révélé par BuzzFeed, une personne aux intentions douteuses s’est récemment rendue dans des magasins de la marque afin de filmer des clientes à leur insu. Ces vidéos ont ensuite été diffusées sur des sites pornographiques, comme le rapporte la direction de la communication du groupe à 20 minutes.

Sur les vidéos en question, on peut notamment reconnaître très distinctement les paniers propres à l’enseigne sportive. Autre résultat de l’enquête menée en interne : les « traces digitales » laissées par l’auteur des vidéos volées ont permis de situer « la zone » dans laquelle ces actes ont été commis : en Normandie, où la firme possède 16 magasins au total. Des preuves suffisantes pour que la marque saisisse son service juridique.

Bien que la date des enregistrements ne soit pas encore connue, Decathlon est aujourd’hui en mesure d’assurer que ces vidéos n’ont pas été tournées par un collaborateur de la marque mais par une « personne malveillante qui est entrée » dans le magasin.

Sur la question des victimes, l’enseigne n’exclut cependant pas que des enfants puissent figurer sur les vidéos :

On peut imaginer que cette personne malveillante ait pu se livrer à de tels agissements sur des hommes ou des enfants.

Ayant exigé le retrait immédiat des vidéos aux sites pornographiques sur lesquels elles ont été postées, la direction de la communication a précisé avoir déposé plainte contre X en date du 21 juin 2016.

Publié le mercredi 22 juin 2016 à 13:03, modifications mercredi 22 juin 2016 à 11:44

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