Faits divers

Une cellule spéciale de la gendarmerie va retracer le passé de Nordahl Lelandais

Il s’agit d’une première dans l’histoire de la criminologie.

STORY - Episode 40/74

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Cette équipe spécialisée sera chargée d’enquêter sur le passé du suspect numéro 1 dans les affaires de disparition de Maëlys et d’Arthur Noyer. Celui-ci pourrait également être impliqué dans d’autres affaires non élucidées.

Du jamais vu

Pour les gendarmes impliqués, c’est une première. En effet, jamais autant de moyens n’avaient été mis en oeuvre pour fouiller le passé d’un suspect. Ainsi, une cellule constituée d’une dizaine d’enquêteur du SCRC (Service central du renseignement criminel) va passer au peigne fin le parcours de Nordahl Lelandais ces 10 dernières années.

Si de telles moyens ont été déployés, c’est parce que l’ex-militaire pourrait bien être impliqué dans d’autres disparitions inquiétantes à travers la France. En effet, son nom est ressorti dans au moins une dizaine d’autres cas comme celui d’Adrien Mourial, de Jean-Christophe Morin et Ahmed Hamad, ou plus récément de Lucas Tronche et Antoine Zoïa. Selon une source proche de l’enquête, qui évoque également un dispositif inédit, la cellule permettra d’apporter des éléments décisifs aux enquêteurs :

Ils ont commencé à collecter des données et à répondre aux sollicitations des magistrats. Ils ne substitueront pas aux services d’enquête saisis dans ces dossiers mais formeront une structure unique d’assistance et de coordination.

Un travail laborieux

La cellule créé devra éplucher toutes les communications téléphoniques du suspect ainsi que ses activités sur internet. Cela ne s’annonce pas facile, car Nordahl Lelandais était très actif sur les réseaux, et notamment sur des sites de rencontres. Cette grande masse de données sera ensuite analysée par le logiciel Anacrim, qui permet d’extraire des schémas cohérents d’une énorme masse d’informations.

C’est grâce à ce logiciel par exemple que l’affaire du petit Grégory, qui avait secoué la France dans les années 1980, a finalement pu avancer l’année dernière. En effet, les enquêteurs avaient ainsi trouvé une schéma de corrélation grâce auquel un scénario inédit était ressorti pour expliquer le meurtre de l’enfant : une implication d’un grand-oncle et d’une grande-tante, jusqu’alors jamais suspectés.

Cet examen minutieux permettra également d’écarter certaines affaires, comme celle de la disparition d’Estelle Mouzin en 2003. En effet, il a été établi que Nordahl Lelandais se trouvait à cette époque en Guyane, et n’avait donc pas pu commettre cet enlèvement.

Publié le vendredi 12 janvier 2018 à 17:02, modifications vendredi 12 janvier 2018 à 16:01

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