Faits divers

Bouches-du-Rhône : Un curé agresse sa maîtresse, il écope d’un rappel à la loi

Le curé de la commune du Rove (Bouches-du-Rhône) a écopé d’un rappel à la loi. Sa maîtresse avait porté plainte en juillet 2017 après avoir subi un traumatisme crânien.

Le père Henri, curé de trois communes près de Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, vient d’écoper d’un rappel à la loi par le parquet d’Aix-en-Provence d’après les documents consultés par l’AFP. En juillet 2017, la secrétaire paroissiale du Rove avait déposé une plainte à la gendarmerie en affirmant avoir subi un traumatisme crânien causé, selon ses dires, par l’agression de son amant, le curé de la commune.

Le curé nie, des témoins confirment les faits

Selon les déclarations de la plaignante, le curé l’avait agressée dans le presbytère, un jour de mai 2017, tandis qu’elle mettait sous clé des documents.

Il est entré dans une rage folle.

Aurait-elle déclaré aux enquêteurs.

Battue et jetée au sol, la victime avait été conduite à l’hôpital où le certificat médical stipulait qu’elle souffrait de :

Traumatisme crânien, céphalée, contusion du genou droit, choc émotionnel

Des témoins de la scène ont confirmé ses accusations. Le principal intéressé, soutenu par le maire communiste du Rove qui accuse la plaignante d’être une « affabulatrice », nie en bloc.

Un simple rappel à la loi

Pour faire entendre son statut de victime, la maîtresse du curé avait saisi les autorités religieuses afin de leur demander son départ. Elle déplorait également le fait d’être exclue de la chorale et du secrétariat paroissial depuis sa plainte.

L’évêque de Grenoble et l’archevêque d’Aix-en-Provence avaient finalement ouvert une « enquête canonique » avant de décider d’attendre « la conclusion de l’enquête pénale » pour trancher. En attendant, le père Henri était tenu éloigné de ses paroisses.

Le 16 janvier dernier, le parquet d’Aix-en-Provence, dans une lettre consultée par l’AFP, a enfin rendu sa décision en sanctionnant le curé par un simple rappel à la loi. Étonné qu’aucune enquête judiciaire ne soit ordonnée « malgré la gravité des faits », l’avocat de la plaignante, Me Antoine Casubolo Ferro, a annoncé une plainte au civil. Il entend « demander réparation du préjudice ».

Publié le lundi 22 janvier 2018 à 16:10, modifications lundi 22 janvier 2018 à 13:27

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