Faits divers

Attentats de Paris : Une fausse victime tente de toucher 20.000 euros

Elle s’était présentée en qualité de victime dès le lendemain des attentats du 13 novembre au commissariat de police, clamant avoir subit la déflagration d’une explosion intentée par les djihadistes. Problème : tout était faux !

Voilà qui ajoute de l’ignoble à l’ignoble. Alors que la ville de Paris subissait les pires attaques terroristes de son histoire le soir du 13 novembre 2015, une jeune femme de 24 ans y a vu pour sa part l’occasion d’une indemnité.

En effet, quelques heures à peine après les attaques simultanées qui ont fait près de 130 morts, les policiers du commissariat de Mureaux, dans les Yvelines, ont reçu la visite d’une jeune maman originaire de Conflans-sur-Honorine, se présentant devant eux en qualité de victime.

Assurant avoir été présente dans le bar « Le Carillon », l’une des cibles des attaques terroristes, la jeune femme a alors prétendu avoir été soufflée par une explosion, attestant avoir été gravement blessée à un bras et appuyant ses propos à l’aide d’un certificat médical affirmant le recours à une greffe de peau. Sous le coup de l’émotion et sans doute bernés par le bras en écharpe de la prétendue victime, les policiers n’y ont d’abord vu que du feu.

Mais très vite, les premiers doutes se sont installés au sein des enquêteurs, ceux-ci relevant plusieurs incohérences dans les propos de la jeune femme. Tout d’abord, le bar « Le Carillon » n’a pas été attaqué à l’explosif mais à l’arme lourde. Ensuite, après contact avec le médecin ayant apposé sa signature sur le certificat médical fourni, celui-ci a répondu ne jamais avoir reçu cette soi-disant victime des attaques meurtrières. Autre fait fait troublant : le nom de la jeune maman ne figurait nulle part sur les listes des victimes recensées par les hôpitaux suite à la tragédie.

Pour les enquêteurs, le constat fut sans appel : la jeune femme a menti dans le but d’obtenir les 20.000 euros d’indemnités allouées au victimes.

Placée en garde à vue courant février, la fausse victime a avoué avoir monté de toutes pièces cette histoire. Un mensonge qui lui vaudra une convocation devant le tribunal correctionnel de Versailles le lundi 13 juin pour « tentative d’escroquerie », ainsi qu’une autre convocation le 21 novembre prochain pour « exercice illégal de la pharmacie ».

A défaut de toucher les 20.000 euros initialement visés, la jeune femme encoure cinq ans d’emprisonnement ainsi que 375.000 euros d’amende.

Publié le mercredi 8 juin 2016 à 15:02, modifications mercredi 8 juin 2016 à 13:25

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