Faits divers

Attentat sur les Champs-Elysées : Le père du terroriste Karim Cheurfi a menacé des policiers

L’enquête sur l’attentat perpétré sur les Champs-Elysées et qui a coûté la vie au policier Xavier Jugelé vient de connaître une nouvelle étape étonnante. Le père de l’auteur présumé de l’attaque commise sur la plus belle avenue du monde aurait récemment proféré des menaces à l’égard des forces de l’ordre.

Après l’hommage national rendu cette semaine au policier Xavier Jugelé, tombé sous les balles d’un « soldat de Daech », Karim Cheurfi, l’enquête sur l’attentat sur les Champs-Elysées vient de connaître un nouveau rebondissement pour le moins surprenant.

Des menaces proférées à l’encontre de policiers par le père de l’assaillant de l’attentat sur les Champs-Elysées ?

Le père de l’auteur présumé de l’attentat des Champs-Élysées aurait été arrêté vendredi selon des informations du Parisien et du Figaro. L’homme en question aurait menacé des policiers au commissariat de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Ivre au moment des faits, le père de Karim Cheurfi a été placé en garde à vue suite à ses propos virulents.

Selon le témoignage d’une source proche du dossier, recueilli par l’AFP, le père de l’assaillant :

a reconnu les faits et s’est excusé.

Il sera présenté à un magistrat du parquet de Bobigny dans la journée de dimanche. Son examen psychiatrique et une perquisition à son domicile n’ont rien révélé de suspect.

Les raisons de la colère du père de Karim Cheurfi ?

Le père de l’assaillant a été placé en garde à vue vendredi après avoir menacé des policiers au commissariat de Noisy-le-Grand. Ces menaces, essentiellement verbales, auraient été proférées et perpétrées « sans arme et sans violence » selon une source proche du dossier.

Le père de Karim Cheurfi a indiqué lors de son audition qu’il venait d’apprendre que le maire de Chelles (en Seine-et-Marne) avait refusé d’inhumer son fils dans le cimetière municipal. Karim Cheurfi résidait avec son père dans cette ville, non loin de Noisy-le-Grand.

Son père révolté par cette décision aurait donc décidé de noyer son chagrin dans l’alcool. Il se serait ensuite rendu au commissariat pour se plaindre. C’est à ce moment-là qu’il aurait alors proféré des menaces. Selon la rédaction du Point, le père de Karim Cheurfi aurait prononcé ces paroles :

 Si mon fils ne l’avait pas fait, j’aurais tué des flics.

A la suite des attentats, les maires doivent faire face à chaque fois au choix cornélien du lieu adéquat pour inhumer les auteurs des attaques meurtrières.

Publié le dimanche 30 avril 2017 à 12:23, modifications dimanche 30 avril 2017 à 1:29

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