Faits divers

Arrestation à Ascain d’un dirigeant de l’ETA en fuite

L’un des chefs présumés de l’organisation séparatiste basque ETA, Mikel Irastorza, a été arrêté samedi dernier dans la ville d’Ascain dans les Pyrénées-Atlantiques. Il était activement recherché par les autorités et les forces de police.

Malgré l’état d’urgence et la menace du terrorisme liée à l’organisation Daech, le gouvernement français, les services de sécurité et la justice ne relâchent pas la pression sur l’organisation indépendantiste basque ETA.

Avec les efforts et la collaboration étroite de la guardia civil, Mikel Irastorza, un des principaux chefs présumés de l’organisation séparatiste ETA, a été arrêté par les autorités samedi dernier à Ascain, d’après les informations de la rédaction du quotidien Sud-Ouest.

Le ministère espagnol de l’intérieur a communiqué de plus amples informations sur Mikel Irastorza. Il serait :

le plus haut dirigeant actuel du groupe terroriste ETA, qui échappait à la justice.

Son interpellation se serait déroulée :

à l’intérieur d’une habitation de la localité française d’Ascain, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Cette opération de police ciblait la structure dirigeante de l’ETA. Des agents de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont été mobilisés pour cette mission sensible en collaboration avec la Garde civile espagnole. Trois suspects ont été interpellés et transférés à Paris pour être présentés à un magistrat du Parquet anti-terroriste. Ces interpellations ont été menées à bien sous l’autorité du Parquet anti-terroriste de Paris. Les membres de la famille qui hébergeaient Mikel Irastorza ont été placés en garde-à-vue.

Le 12 octobre dernier, la France et l’Espagne avaient révélé un important démantèlement d’une cache d’armes de l’ETA à Carlepont, à 120 km au nord de Paris.

Pour rappel, l’organisation ETA a été accusée par les autorités françaises et espagnoles d’être responsable de la mort de plus de 800 personnes dans la lutte armée pour l’indépendance du Pays Basque et de la Navarre. Les principales instances du mouvement ont décidé de renoncer à la violence et ont déposé les armes depuis cinq ans.

Madrid et Paris ne relâchent pas la pression et traquent ses derniers membres en fuite.

L’ETA avait publié un communiqué le 18 octobre dans lequel l’organisation accusait l’Espagne et la France de ne pas vouloir rechercher des solutions raisonnables pour la paix au Pays basque. L’organisation est quasiment exsangue. Sa capacité opérationnelle est très limitée, après des années d’actions policières et la perte des soutiens dans la société basque. La plupart des membres de l’ETA sont actuellement derrière les barreaux. D’après des informations du Figaro obtenues auprès des forces antiterroristes espagnoles et françaises, seule une vingtaine de membres seraient encore dans la clandestinité.

Publié le vendredi 11 novembre 2016 à 17:59, modifications mardi 15 novembre 2016 à 12:17

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