Faits divers

Affaire du petit Grégory : Murielle Bolle a arrêté sa grève de la faim

Les avocats de Murielle Bolle ont évoqué leur profonde tristesse après l’annonce de la mort du juge Jean-Michel Lambert

Murielle Bolle a interrompu sa grève de la faim dans la journée du mardi 11 juillet. Ce témoin-clé dans l’affaire du petit Grégory avait eu recours à cette décision radicale jeudi dernier. Elle entendait ainsi clamer son innocence et dénoncer ses conditions de détention.

STORY - Episode 8/22

Cet article fait partie d'une "story" (une story est un ensemble d'articles relatifs à un sujet précis suivi par nos journalistes)

Naviger dans la "Story"

<< Episode précédentEpisode suivant >>

Murielle Bolle est écrouée depuis le 30 juin dernier à Dijon. Elle a été mise en examen pour l’enlèvement suivi de la mort du petit Grégory Villemin. Ce drame, survenu en octobre 1984, reste l’une des plus grandes énigmes judiciaires en France.

Grève de la faim : le seul recours de Murielle Bolle pour protester contre l’acharnement judiciaire

Murielle Bolle avait donc entamé une grève de la faim depuis jeudi dernier. Elle voulait ainsi protester contre ses conditions de détention. Murielle Bolle continue de clamer son innocence. Elle est actuellement âgée de 48 ans. Murielle Bolle avait seulement 15 ans au moment de l’enquête et du meurtre en 1984. Selon des informations du Figaro, elle a donc décidé d’interrompre sa grève de la faim dans la journée du mardi 11 juillet.

La vérité de l’affaire du petit Grégory sur le point d’être dévoilée grâce aux confrontations ?

Les confrontations prévues dans les prochaines semaines avec son cousin, puis avec les époux Jacob dans un second temps, pourraient permettre de libérer la parole et de connaître enfin la vérité dans cette affaire. Les avocats de Murielle Bolle, Maître Teissonnière et Maître Ballorin, ont déposé une nouvelle demande de remise en liberté. La première avait été rejetée. Le cousin de Murielle Bolle avait affirmé récemment que Murielle Bolle avait été brutalisée par sa famille en 1984. Ce déchaînement de violence serait ainsi intervenu afin qu’elle revienne sur son témoignage accusant son beau-frère, Bernard Laroche.

Coup de théâtre invraisemblable avec la tragique nouvelle concernant l’ancien juge Lambert

Le suicide de l’ancien juge de l’affaire du petit Grégory, Jean-Michel Lambert, est venu jeter un froid cette semaine dans l’affaire Grégory. Ce nouveau rebondissement dramatique risque donc de perturber le travail des enquêteurs. L’information a été dévoilée dans la soirée de mardi.

L’avocat de Murielle Bolle, Maître Jean-Paul Teissonnière, a donc fait part mercredi sur les antennes de LCI de sa « surprise » et de sa « tristesse » après la disparition du juge Lambert. Son témoignage était « important », selon l’avocat, pour l’avancée de l’enquête sur l’assassinat de Grégory Villemin en 1984.

Bien entendu, je m’interroge sur la coïncidence entre sa mort et la relance de l’enquête sur la base de spéculations qu’il reprouvait totalement. […] Il était important que le juge Lambert vienne confirmer qu’il n’y avait eu à ce moment-là aucune violence à l’égard de Murielle Bolle. Ce témoignage ne pourra plus être recueilli aujourd’hui.

Le juge Lambert avait entendu Murielle Bolle dans le cadre de l’affaire du petit Grégory en 1984, notamment lors de ses rétractations. L’ancien magistrat, premier juge d’instruction de l’affaire, a été découvert mort mardi à son domicile du Mans. Le parquet du Mans a depuis ouvert une enquête. La thèse du suicide serait privilégiée.

Publié le mercredi 12 juillet 2017 à 16:25, modifications jeudi 20 juillet 2017 à 14:48

Naviger dans la "Story"

<< Episode précédentEpisode suivant >>

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !