Affaire Maëlys : Aucun indice ne laisse penser à un viol

Le 14 février 2018, Nordahl Lelandais avouait avoir tué Maëlys de Araujo et indiquait aux autorités l’emplacement du corps de la fillette. Après trois mois de travail sur le squelette de Maëlys et ses vêtements, les experts ont rendu leurs conclusions.

Le dimanche 27 août 2017 Maëlys de Araujo disparaissait lors d’une réception de mariage dans la salle des fêtes de la commune de Pont-de-Beauvoisin, en Isère. Plus de cinq mois après les faits, les autorités retrouvent le corps de la fillette, suite aux aveux du principal suspect Nordahl Lelandais. Les experts avaient alors constaté une fracture de la mâchoire de la fillette ante-mortem. Néanmoins, rien ne prouve que Nordahl Lelandais a violé la petite Maëlys.

Les dessous de Maëlys expertisés

Les médecins légistes et les anthropologues de l’IRCGN, l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie ont rendu leurs conclusions. Ainsi, après trois mois de travail sur le squelette de Maëlys et ses vêtements, les experts ont fait état d’une fracture de la mâchoire de la fillette ante-mortem, provoquée par un ou plusieurs coups violents. Il n’y a en revanche pas d’autre lésion, pas d’autre fracture ou fissure malgré une expertise très minutieuse des ossements et du crâne.

De plus, aucun indice ne peut laisser penser à un viol. De fait, les dessous de Maëlys, culotte, robe, brassière, ont également étés expertisés fibre par fibre. Conclusion ? Ils ne recèlent aucune trace d’ADN ou de sperme de Nordahl Lelandais. Le suspect a toujours nié avoir violé la fillette.

Une impulsivité extrême

Des constatations qui vont dans le sens de la version du principal suspect, à défaut de la conforter formellement. L’ancien militaire avait expliqué aux enquêteurs que la fillette était montée dans sa voiture pour voir ses chiens. C’est dans le véhicule que l’enfant s’est mise à paniquer et à crier. Nordahl Lelandais lui aurait alors mis une gifle pour la corriger. Toujours selon ses propos, c’est ce coup qui aurait entraîné sa mort. Une version qui permet à sa défense de soutenir la thèse “de la violence volontaire ayant entraîné la mort, sans intention de la donner”.

Les trois psychiatres qui ont examiné l’accusé ont conclu à la double personnalité de Nordahl Lelandais ainsi qu’à une impulsivité extrême. Aucune pulsion sexuelle ne serait à l’origine des violences contre l’enfant selon ces derniers.

Nordahl Lelandais assure n’avoir fait aucune victime avant le caporal Noyer en avril 2017, et Maëlys, fin août.

Désormais, les proches de Maëlys vont pouvoir lui dire adieu. Les obsèques de la petite fille auront lieu samedi 2 juin à La Tour-du-Pin.

Modifié : 1 juin 2018 11 h 15 min

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