Affaire Daval : L’autopsie révèle la violence du meurtre d’Alexia, contestant la thèse d’une mort accidentelle

Suite au revirement de Jonathann Daval sur ses aveux concernant le meurtre de son épouse Alexia Daval, de nouvelles révélations viennent corroborer la thèse d'une mise à mort violente avec la découverte de fractures sur le crâne de la jeune femme lors de l'autopsie.

Le mystère entourant la mort d’Alexia Daval, dont le corps a été retrouvé en octobre 2017, n’en finit plus de s’épaissir. Cette semaine, de nouveaux bouleversements sont venus étoffer l’enquête, avec en premier lieu, la rétractation de Jonathann Daval qui a avoué en janvier 2018 avoir étranglé sa femme à la suite d’une dispute. Entendu pour la troisième fois par le juge mercredi 27 juin dernier, le jeune homme a, contre toute attente, modifié sa version en accusant désormais son beau-frère d’avoir commis l’homicide. Le mari de la sœur d’Alexia Daval aurait donc étranglé cette dernière en “tentant de la maîtriser lors d’une crise d’hystérie“.

Une santé psychologique et une crédibilité discutables

Depuis, la santé mentale de Jonathann Daval est « sujette à caution » pour Jean-Marc Florand l’avocat de la famille de la victime, qui malgré sa position, a exprimé ses doutes hier dans une conférence de presse quant au fait que l’informaticien trentenaire ait pu commettre à lui-seul les actes pour lesquels il sera jugé. Car si l’homme de loi ne dédouane pas l’accusé, il admet néanmoins une incohérence de taille : Depuis le début, ses propos ne « collent pas aux vérités objectives du dossier ». De nouvelles expertises psychiatriques sur l’état psychologique et mental du prévenu, que son avocat Maître Randall Schwerdorffer estime « totalement intact », ont été commandées et pourraient permettre selon Maître Florand de faire la lumière quant à l’indécision de Jonathann Daval et d’écarter ou non la thèse de complices.

Une mort violente : l’autopsie renforce l’hypothèse du complot

Car depuis les premiers aveux, l’hypothèse d’une complicité plane sur l’enquête. Si l’ADN de l’époux a été retrouvé sur le corps d’Alexia, et que les vérifications ont permis de confirmer la présence du véhicule du couple Daval sur les lieux, rien ne permet encore d’expliquer les brûlures présentes sur le corps de la victime et la violence des coups portés ayant causé le décès de la jeune femme de 29 ans, qui s’avère plus intense que prévue.

Aujourd’hui, BFMTV a recueilli le témoignage de plusieurs sources proches du dossier, qui ont fait part du rapport de l’autopsie pratiquée sur la victime. Et les conclusions sont sans appel : Avec « plusieurs fractures crâniennes et faciales », la mort d’Alexia Daval aurait été plus violente que l’étranglement « accidentel » qu’avait narré Jonathann dans ses aveux.

Les premiers résultats fournis par les médecins légistes semblent lui donner raison, alors qu’il évoquait la veille lors de la conférence de presse « un corps massacré » sous l’influence « d’une bonne dose de haine et de rage ». Les résultats d’expertises à venir permettront d’estimer prochainement l’heure du décès d’Alexia Daval qui jusqu’ici demeure inconnue.

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