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Etats-Unis : Edmund Zagorski a été exécuté sur la chaise électrique

Condamné à la peine capitale, Edmund Zagorski a refusé l’exécution par injection létale, préférant la chaise électrique. Une première depuis 2013.

A l’injection létale, Edmund Zagorski a préféré l’exécution sur la chaise électrique. Une méthode controversée qui n’avait plus été employée aux Etats-Unis depuis 2013.

Tué et égorgé deux hommes

Ainsi, à l’âge de 63 ans, Edmund Zagorski a été déclaré mort à 7h26 locales (0h26, heure française), dans la nuit de jeudi 1er à vendredi 2 novembre après son exécution dans le pénitencier de haute sécurité de Nashville, dans le Tennessee.

L’homme avait été condamné à la peine capitale en 1984 dans le Tennessee. Il avait tué et égorgé deux hommes qu’il avait attirés en promettant de leur vendre de la drogue. Il attendait donc sa sentence dans le couloir de la mort depuis 34 ans. Or, il avait été, initialement, prévu qu’il soit exécuté en octobre par injection létale. Toutefois, au dernier moment, Edmund Zagorski avait demandé à être exécuté sur la chaise électrique. En cas d’injection, « les 10 à 18 dernières minutes de sa vie seront une horreur absolue ». Alors que s’il est électrocuté, il ressentira « une douleur insoutenable, probablement pendant 15 à 30 secondes », avaient plaidé ses avocats dans leur requête.

C’est parti !

Aurait-il déclaré avant de mourir selon son avocate Kelley Henry. Par ailleurs, elle a décrit comment son corps avait été sanglé pour éviter qu’il ne se dresse pendant l’électrocution.

Il a reçu un choc violent avec le courant électrique.

A ajouté l’avocate, précisant que des éponges imbibées d’eau salée avaient été placées sur ses chevilles pour faciliter le passage du courant.

Méthode controversée

L’exécution par chaise électrique a été progressivement abandonnée après que des exécutions eurent mal tourné. En effet, la tête d’un détenu s’était enflammée en Floride en 1997. Par ailleurs, les injections létales sont la méthode d’exécution la plus fréquente aux Etats-Unis. Cependant, elles sont, elles aussi, vivement contestées en raison de défaillances possibles de la drogue utilisée pour anesthésier les condamnés.

Le Tennessee autorise les personnes condamnées avant 1999 à choisir entre ces deux modes d’exécution. Ainsi, alors qu’Edmund Zagorski avait finalement préféré la chaise électrique, le gouverneur de l’Etat, Bill Haslam, lui avait accordé un répit. En effet, il était nécessaire de laisser aux services pénitenciers le temps de préparer la chaise électrique. Dans cet Etat, l’appareil n’avait pas servi depuis 2007. Il avait dû être testé le 12 octobre dernier.

En optant pour la chaise électrique, Edmund Zagorski avait argué ne pas être favorable pour autant à l’électrocution.

Je ne veux pas être soumis à la torture de l’injection.

Avait-il écrit aux autorités, ajoutant :

Je considère que l’injection létale et l’électrocution violent toutes les deux mes droits.

Ce jeudi 1er novembre, il avait tenté un dernier recours devant la plus haute juridiction du pays. Une demande rejetée par les juges.

Publié le vendredi 2 novembre 2018 à 17:54, modifications vendredi 2 novembre 2018 à 14:54

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