Actualité

Etat islamique : Un réfugié politique irakien écroué en France pour « crimes contre l’Humanité »

Âgé de 33 ans, l’homme, cadre présumé de l’Etat islamique, a été mis en examen le 9 mars à Paris pour « crimes contre l’Humanité». Une première dans un dossier de djihadisme islamiste.

Selon une information de TF1/LCI de jeudi 7 juin, un Irakien réfugié politique en France été arrêté en mars pour « crimes contre l’Humanité ». Depuis il a été mis en examen par des juges antiterroristes parisiens. Ceux-ci le soupçonnent d’avoir été un cadre du groupe Etat islamique. En outre, il aurait participé à des massacres, selon des sources proches du dossier.

Condamné pour crimes contre l’Humanité

Ainsi, cet Irakien a été mis en examen le 9 mars Paris, notamment pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste ». Et pour « crimes de guerre ». Il a été placé en détention provisoire dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en novembre 2017, a annoncé le parquet de ParisSelon les chaînes, cet homme de 33 ans est notamment soupçonné d’avoir participé en juin 2014 au massacre du camp militaire Speicher à Tikrit, dans le nord de Bagdad en Irak. Pour mémoire, la capitale irakienne a été occupée par les djihadistes de l’Etat islamique de 2014 à 2015. Or, des hommes armés y avaient enlevé des centaines de jeunes recrues de l’armée irakienne, essentiellement chiites. Les terroristes les avaient toutes exécutées, tuant jusqu’à 1.700 personnes.

En outre, l’homme arrêté en France fait l’objet d’une procédure judiciaire en Irak. En effet, les autorités le soupçonnent d’avoir administré la région de Samarra, au nord de Bagdad, pour le compte de l’organisation terroriste.

Son statut de réfugié retiré

L’Irakien était arrivé en France, à Calais, à l’été 2016 au milieu d’autres migrants. Il avait ensuite déposé une demande d’asile à la préfecture de Caen. En juin 2017, il avait obtenu le statut de réfugié politique auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (l’Ofpra). Il avait reçu une carte de résident de 10 ans, a indiqué une source proche de l’enquête citée par TF1/LCI.

Détecté à l’été 2017 il a été subrepticement suivi par les services de renseignement. L’homme a été arrêté le 6 mars à Lisieux, dans le Calvados, par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Toutefois, la surveillance de ces derniers mois n’a pas permis d’établir de contacts suspects avec la mouvance islamiste. Ou de lien dans la zone irako-syrienne. D’après TF1/LCI, à ce stade de l’enquête, rien ne laisse penser que cet Irakien installé en France faisait autre chose que refaire sa vie. Rien n’indique non plus qu’il préparait un projet terroriste. Néanmoins, l’État lui a depuis retiré son statut de réfugié politique dans la foulée de son incarcération.

Publié le vendredi 8 juin 2018 à 10:29, modifications vendredi 8 juin 2018 à 10:19

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !