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Espagne : Le corps de Salvador Dalí exhumé pour un test de paternité

Pilar Abel, 61 ans, dit être la fille de Salvador Dalí. La justice espagnole vient d’autoriser l’exhumation du corps du peintre.

Salvador Dalí aurait adoré ce tumulte qui s’agite sur sa tombe.

En effet, Le Parisien a repéré qu’une juge de Madrid avait ordonné l’exhumation du peintre, mort en 1989 à l’âge de 84 ans.

Ainsi, 28 ans après son décès, Maria-Pilar Abel, a présenté une demande pour être reconnue comme la fille de l’artiste mondialement célèbre, enterré dans sa ville natale de Figueras.

Les prélèvements ADN lui permettront de savoir si l’artiste surréaliste est effectivement son père.

L’étude de l’ADN du cadavre du peintre est nécessaire car il n’existe pas d’autres restes biologiques ni personnels pour effectuer une comparaison.

A fait valoir le tribunal.

Des années de combat

Or, devenue cartomancienne, Maria-Pilar Abel mène depuis des années un combat pour faire reconnaître ce qu’elle estime être la vérité sur ses origines.

J’ai envie de pleurer, j’ai envie de rire mais je serai encore plus heureuse quand j’aurai les résultats. Je veux réellement savoir qui je suis. Car je sais que je ressemble à mon père. Je suis aussi désagréable que lui et j’ai le même visage.

A-t-elle déclaré.

Pour étayer ses propos, elle prétend que sa naissance est le résultat d’une relation entre le surréaliste et sa mère.

Cette dernière, aurait connu le peintre catalan à Cadaquès en Espagne. A l’époque, elle était employée de maison dans ce petit village de la Costa Brava où vivait le génie surréaliste qui officiellement n’a jamais eu d’enfant.

Le mariage précipité de la mère de Pilar, déjà enceinte, n’avait visiblement pas effacé les mémoires familiales.

Je sais que tu n’es pas la fille de mon fils. Que tu es la fille d’un grand peintre. Mais je t’aime pareil.

Lui aurait fréquemment répété sa grand-mère, en l’accusant tout de même d’être « aussi bizarre que son père ».

« Elle fait ça pour l’argent »

A quelques kilomètres du village, à Figueras, là où est enterré le maître au sein du musée qui lui est consacré, la décision est très mal accueillie.

Sur Europe 1 on peut lire la réaction de Dolorès, patronne d’un café, qui a du mal à croire à cette histoire :

Ça ne me plaît pas du tout. Dalí est mort il y a des années. Le déterrer maintenant ? Franchement, je ne sais pas pourquoi cette dame a attendu autant de temps. Évidemment, elle fait ça pour l’argent.

Néanmoins, si elle était légalement déclarée fille biologique du génie catalan, Maria-Pilar Abel pourrait avoir le droit de porter son nom.

De plus, elle pourrait aussi entamer une autre bataille juridique pour demander à toucher des droits d’auteur.

Pour l’instant, le seul héritier reconnu du génie catalan est l’Etat espagnol. Il avait désigné comme son légataire universel en 1982, aux côtés de la Fondation Gala Dalí qui protège la mémoire de l’artiste.

Pourtant, rien n’est encore fait.

En effet, cette décision prise par une juridiction civile peut faire l’objet d’un recours.

D’ores et déjà, la Fondation Gala Dalí a annoncé qu’elle allait faire appel de cette décision judiciaire.

Ce qui devrait suspendre provisoirement l’ordre d’exhumation.

 

Publié le mardi 27 juin 2017 à 13:33, modifications mardi 27 juin 2017 à 10:37

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