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Emmanuel Macron annonce des « hotspots » en Libye pour les demandeurs d’asile

Emmanuel Macron propose des « hotspots » en Afrique pour les candidats à l’asile, afin qu’ils ne prennent pas « des risques fous ».

La France créera dès cet été des centres d’examen pour les demandeurs d’asile en Libye.

L’idée est de créer en Libye des hotspots afin d’éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu’ils ne sont pas tous éligibles à l’asile. Je veux envoyer des missions de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) dans les hotspots italiens et je suis prêt à en envoyer en Libye.

A ainsi annoncé Emmanuel Macron en marge d’un déplacement à Orléans ce jeudi 27 juillet.

En effet, le pays est au cœur d’une immigration incontrôlée, source d’infinis malheurs.

Le traitement des Africains candidats à l’entrée en Europe, livrés à des réseaux de passeurs de type esclavagiste, est inhumain. L’aventure en mer que leur vendent, cher, ces mêmes réseaux, se termine souvent dans le drame.

Enfin, le chaos qui règne actuellement en Libye est propice à l’implantation des djihadistes de l’Etat islamique ou d’Al-Quaïda. Et ce à quelques encablures de l’Europe.

Accompagné par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, le président de la République était venu rencontrer dans un centre d’hébergement provisoire deux familles qui ont obtenu il y a quelques mois le statut de réfugiés. L’une venue d’Alep, en Syrie. L’autre originaire de Brazzaville, au Congo.

Ainsi, Emmanuel Macron est resté une heure et demie avec les familles. Tour à tour tenant dans les bras le bébé d’une des jeunes femmes venues d’Alep. Ou les interrogeant sur leur parcours et leur projet. Il a ensuite assisté à une cérémonie de naturalisation.

A cette occasion, il a réaffirmé la distinction qu’il veut imposer entre les demandeurs d’asile et les migrants économiques.

Il n’existe pas le pays qui peut accueillir tous les migrants économiques.

A-t-il déclaré

Cependant, la création d’hotspots dans les pays en guerre comme la Libye divise l’Union européenne. En février dernier, le président du conseil européen Donald Tusk avait annoncé qu’il était « temps de fermer la route qui va de la Libye à l’Italie ».

Alors que les Vingt-Huit tentent actuellement de renforcer les contrôles des côtes de départ en formant des gardes-côte libyens, la création de hotspots sur le territoire africain devait intervenir dans un second temps.

Or, Emmanuel Macron a choisi de le faire sans attendre, « avec ou sans l’Europe ».

 Des conditions de sécurité non réunies

Il faut cependant que les conditions de sécurité soient réunies, aujourd’hui elles ne le sont pas.

A toutefois nuancé l’Élysée, en expliquant que

Le but est d’assurer un prétraitement des demandes. Plutôt que de laisser les gens traverser la Méditerranée au risque de leur vie.

Avant cela, mardi, Emmanuel Macron avait insisté sur l’importance à donner des gages de stabilisation politique en Libye. Or, l’image a fait le tour du monde.

Le chef du gouvernement d’union nationale libyen, Fayez al-Sarraj, serrant la main du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est du pays. Le tout sous l’œil attentif d’Emmanuel Macron.

Pourtant, si le président français a réussi un coup diplomatique en obtenant un cessez-le-feu entre deux des principaux chefs libyens, derrière le symbole, la stabilité ne semble pas acquise.

Enfin, lors de son discours prononcé à la préfecture du Loiret, Emmanuel Macron a également assuré

ne plus vouloir de réfugiés dans la rue d’ici la fin de l’année.

Publié le jeudi 27 juillet 2017 à 18:00, modifications jeudi 27 juillet 2017 à 18:00

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