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Election présidentielle de 2017 : L’« irrévocable » candidature d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle avec l’ambition de « rassembler les Français ».

Je suis prêt

A annoncé ce mercredi 16 novembre, Emmanuel Macron en confirmant sa candidature à l’élection présidentielle de 2017, mettant ainsi fin aux rumeurs et interrogations en suspens depuis plusieurs semaines.

L’ancien ministre de l’Économie, qui s’était démarqué de la politique du gouvernement sur les 35 heures et la déchéance de nationalité et qui a régulièrement été surnommé « Brutus » en référence à sa relation chaotique avec François Hollande, a déclaré depuis le campus des métiers et de l’entreprise de Bobigny, en région parisienne, dans un hangar et sans autre public que son équipe de campagne et des dizaines de journalistes invités la veille.

Dans quelques mois, à l’occasion de l’élection présidentielle, une opportunité nous est offerte, celle de refuser enfin le statu quo pour choisir d’avancer, parce que, ce combat que nous devons livrer pour faire réussir notre pays, il commencera en mai 2017. Pour le mener, la responsabilité du président de la République est immense et j’en suis pleinement conscient. (…) C’est pourquoi je suis candidat à la présidence de la République.

A travers ce lieu Emmanuel Macron a tout fait pour éviter le traditionnel « Oui, je suis candidat », lors d’un 20 heures.

La France aujourd’hui est sortie du chemin du progrès. Le doute s’est installé. Depuis quarante ans, nous n’avons pas réussi à régler le problème du chômage de masse, la déprise des territoires, la langueur de l’Europe, les divisions internes. La France est bloquée par les corporatismes. Dans le fond, elle n’est plus à la hauteur de sa promesse.

A ensuite égrené le fondateur d’En Marche !

Ainsi, pendant vingt minutes, Emmanuel a fait la synthèse du diagnostic de la France, dressé lors de la campagne de porte-à-porte de son mouvement.

Ensuite, cette candidature révélée à Bobigny en banlieue parisienne lui a permis de défendre les thèmes de la jeunesse, des quartiers difficiles et de l’emploi et présenter un programme très à gauche.

Quand on prend ce type de décision, c’est une décision mûrement réfléchie, oui, c’est une décision irrévocable.

Emmanuel n’envisage donc pas de reculer et il a tenu à la rappeler sur le plateau du Journal Télévisé de 20h sur France 2, lorsqu’il a été interrogé sur la possibilité de s’écarter si François Hollande, qui l’a lancé en politique, venait à briguer un second mandat.

Déjà de nombreuses personnalités politiques se sont exprimées sur cette candidature.

Alors que Marine Le Pen, la présidente du Front national, plus soucieuse de l’inauguration de son nouveau QG dans le luxueux 8ème arrondissement de Paris, elle n’a pas semblé se sentir menacée par celui qu’elle nomme « le candidat des banquiers » :

Nous ne voyons pas d’inconvénient à ce qu’il soit candidat. La présidentielle, c’est la rencontre entre une personnalité et le peuple. Reste à savoir maintenant si M. Macron va réussir à trouver le peuple.

Pour Alain Juppé, toujours en tête des sondages pour le premier tour de la primaire de la droite :

C’est d’abord un problème pour la gauche. Pour moi, M. Macron est le coauteur de la désastreuse politique économique conduite depuis 2012. Il essaie aujourd’hui sans doute de se refaire une virginité. Il a vite appris la politique politicienne: d’abord la trahison vis-à-vis de François Hollande qu’il a poignardé dans le dos, maintenant ce jeu qui ne m’intéresse pas.”

Quant au chef du gouvernement, Manuel Valls, il a simplement dressé le portrait du président de la République idéal :

L’exercice du pouvoir, c’est une éthique de responsabilité, c’est savoir tenir bon, c’est avoir le sens de l’intérêt général, le sens du collectif, refuser les aventures individuelles, c’est savoir résister à toutes les pressions, au fatalisme et surtout à ceux qui vous disent que rien n’est possible, que c’est difficile, que ça ne se fait pas ou encore qu’on ne peut rien faire de plus.

Depuis le Maroc où il participe à la COP22 de Marrakech, François Hollande s’était exprimé au micro de France 24, sur la possible candidature Macron, avant que celle-ci ne soit annoncée.

L’enjeu, c’est le rassemblement, la cohésion. La gauche, si elle n’est pas rassemblée, ne pourra pas être au rendez-vous.

Depuis, il n’a pas souhaité commenter cette annonce.

Finalement, la candidature d’Emmanuel Macron à la présidentielle morcelle un peu plus encore la gauche, toujours dans l’attente de la décision de François Hollande. Enfin, malgré les réactions d’indifférence, elle trouble le jeu à droite à quelques jours du premier tour de la primaire de la droite.

Publié le jeudi 17 novembre 2016 à 10:17, modifications lundi 21 novembre 2016 à 1:09

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