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Dijon : un groupuscule d’extrême droite menace un match de football

Le groupuscule d’extrême droite, qui a revendiqué plusieurs attaques au marteau à Dijon et Chalon-sur-Saône ces dernières semaines, menace de perpétrer de nouveaux incidents durant une manifestation de grande ampleur. Le match de football de Ligue 1, Dijon-Troyes, le 18 novembre, pourrait être visé par ce collectif. Le « commando au marteau » réclame notamment la libération de militants de l’ultradroite.

La menace terroriste djihadiste a profondément marqué les français et l’opinion publique depuis les années 1990 et plus récemment en 2015. Elle constitue la principale menace sécuritaire sur le plan national malgré la récente levée de l’état d’urgence. Les enquêteurs restent pourtant également mobilisés sur d’autres sources d’inquiétudes, plus minoritaires, mais tout aussi dangereuses. Ces menaces et ces projets d’attaques terroristes alternatifs émanent parfois des milieux politiques, de l’ultradroite et de l’ultra gauche.

Un « commando » identitaire dans la région de Dijon

Les forces de l’ordre prennent ainsi de nouvelles menaces très au sérieux. Un groupuscule identitaire a récemment revendiqué une série d’attaques au marteau perpétrées à Dijon et à Chalon-sur-Saône. Ce « commando de défense du peuple et de la patrie française » a réclamé ce mardi la libération de huit « collègues » de la mouvance de l’ultradroite auprès du quotidien Le Bien Public. Ces personnes avaient été arrêtées en octobre dans le cadre d’un impressionnant coup de filet dans la mouvance identitaire.

Le match Dijon – Troyes dans le viseur de ce groupuscule identitaire

Le communiqué de cette organisation évoque clairement une menace sur un match de football. Ils exigent la libération du « chef » du « commando », Logan Alexandre Nisin, et « l’abandon des poursuites à leur encontre, sans quoi nous frapperons ». La rencontre en question serait le match entre Dijon et Troyes, prévu le 18 novembre prochain. Le quotidien Le Bien Public a dévoilé les enregistrements envoyés par ce « commando ».

Les revendications de ce mouvement affilié à l’ultradroite

Huit personnes, dont trois mineurs, avaient été mises en examen en octobre dernier à Paris. Ces décisions intervenaient dans le cadre de l’enquête sur une organisation fondée par le militant d’ultradroite Logan Alexandre Nisin, arrêté quatre mois avant. Son groupe projetait des « actions violentes », mais « aux contours imprécis », contre des hommes politiques ou des mosquées selon des informations du Figaro.

À Dijon, les forces de l’ordre travaillent d’arrache-pied sur cette enquête. L’authenticité des revendications du commando est notamment scrutée avec beaucoup d’attention. Éric Mathais, le procureur de la République de Dijon, a précisé que les revendications du commando contiennent « des éléments précis, dont certains sont conformes à la réalité ». Le parquet antiterroriste, informé de la situation, n’a pas encore été saisi.

Les précédentes actions de cette organisation

Ce « commando de défense du peuple et de la patrie française» avait revendiqué jeudi dernier, auprès du Bien Public, des attaques ayant blessé légèrement trois personnes à Dijon fin septembre. Les faits se sont déroulés « sur le site de l’université de Bourgogne […] au cœur de l’un des symboles du multiculturalisme », selon le groupuscule identitaire. Deux autres attaques au marteau ont été signalées le 15 septembre à Chalon-sur-Saône.

Le « commando » a d’abord contesté avoir commis ces attaques à Chalon auprès du Journal de Saône-et-Loire. Le groupe a finalement revendiqué cette action. La reprise du cri « Allah Akbar » par l’agresseur aurait été utilisée afin « d’aiguiller les enquêteurs sur une fausse piste ».

Cette organisation serait même allée encore plus loin. De violentes menaces ont été proférées à l’encontre de SOS Racisme. Le commando ne cache pas également son admiration pour le tueur Anders Behring Breivik qui avait commis un carnage avec des visées politiques sur l’île d’Utoya, en Novège, en 2011.

Les enquêteurs mènent donc une véritable course contre la montre. Ils vont tenter d’empêcher les membres de cette mouvance de passer à l’action lors de la rencontre Dijon-Troyes. Ce match est prévu pour le 18 novembre prochain. Ces menaces sont prises très au sérieux par les autorités.

Publié le mercredi 8 novembre 2017 à 17:03, modifications mercredi 8 novembre 2017 à 14:39

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