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Des centaines d’agriculteurs réunis à l’Elysée

Parfois un peu intimidés, des centaines d’agriculteurs étaient réunis jeudi à la mi-journée à l’Elysée, où Emmanuel Macron devait prononcer un discours sur l’avenir du monde agricole deux jours avant l’ouverture du Salon de l’agriculture.

Je suis évidemment heureuse d’être là, c’est une occasion unique d’entrer à l’Elysée

a confié Blandine Dargent, 33 ans, venue de la Somme où elle cultive des céréales et des pommes à cidre.

Je viens sans a priori, écouter ce que va nous dire le président

ajoute cette membre des Jeunes Agriculteurs (JA).

Des agriculteurs en colère

Le président doit s’exprimer au début du déjeuner dans la salle des fêtes de l’Elysée où sont attendus plusieurs centaines d’agriculteurs de moins de 35 ans qui ont été invités par les préfectures. Il leur adressera “un message sur l’avenir du monde agricole, pour faire de la France le pays où l’on mange le mieux, le plus sainement et le plus durablement”, selon l’Elysée.

Venir ici est une invitation qui ne se refuse pas même si je sais que c’est une opération de communication, comme les visites des politiciens de tous les partis au Salon de l’agriculture

explique Benoît Doguet, 30 ans, exploitant céréalier d’Eure-et-Loir. Il se dit “solidaire de tous (ses) collègues qui rencontrent beaucoup de difficultés”, notamment dans l’élevage ou dans certaines cultures.

Des agriculteurs sont manifesté mercredi dans toute la France, notamment pour exprimer leurs inquiétudes sur les négociations en vue d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay). Ils craignent l’importation chaque année en Europe de 70.000 tonnes de viande bovine sud-américaine, sans droits de douane.

Christophe Castaner, secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, a indiqué jeudi que les discussions se poursuivaient car les inquiétudes des agriculteurs et des consommateurs étaient “légitimes”.

Il nous faut toutes les garanties, nous ne les avons pas aujourd’hui

a-t-il précisé sur BFMTV.

L’autre motif d’inquiétude des agriculteurs est la révision de la carte des zones défavorisées, qui va faire sortir 1.400 communes de ce dispositif ouvrant droit à une aide conséquente: l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN). Elle donne lieu depuis plusieurs semaines à des manifestations d’agriculteurs dans les départements français les plus touchés par la révision de la carte.

Publié le jeudi 22 février 2018 à 15:00, modifications jeudi 22 février 2018 à 14:57

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