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Notre-Dame-des-Landes : L’opération d’expulsion de la ZAD est en cours

Tôt ce lundi matin, 2.500 gendarmes sont arrivés aux abords de la Zad de Notre-Dame-des-Landes pour procéder à l’expulsion des 250 zadistes présents sur place.

L’opération d’expulsion des occupants illégaux de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes a débuté ce lundi 9 avril à 6h.

Trois mois après l’abandon du projet d’aéroport, des tractopelles sont entrés en action pour détruire les logements illégaux d’une centaine de zadistes parmi les plus radicaux qui tentent de résister

A partir de 6h ce matin, sous l’autorité de la préfète de Loire-Atlantique, la gendarmerie nationale débutera une opération d’expulsion des occupants illégaux des terrains de la zone de Notre-Dame-des-Landes.

Avait annoncé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Sur place, environ 2.500 gendarmes ont être mobilisés sur plusieurs jours face aux quelques 250 zadistes prêts à en découdre.

Expulsions des occupants les plus radicaux

Invité de Patrick Cohen sur Europe Matin ce lundi, Gérard Collomb a confirmé que cette opération d’évacuation visait à déloger « une centaine » de personnes. Par ailleurs, il a assuré qu’il n’y avait pas d’arrestations prévues, « sauf en cas d’actes de rébellion ».

Nous allons détruire ces édifices mais nous allons proposer un relogement à chacun. Il n’y aura pas de gens à la rue.

A également averti le ministre de l’Intérieur. En outre, le ministre a promis que le gouvernement maintiendrait « tant que nécessaire des forces de l’ordre pour qu’il n’y ait pas de nouvelles occupations ».

Nous nous donnons les moyens que la loi soit respectée sur tout le territoire.

Ainsi, au cours de la nuit, la gendarmerie avait déjà procédé à des opérations de maintien de l’ordre. Des gendarmes étaient postés sur la « route des chicanes » où des barricades ont été incendiées, a annoncé l’AFP.

Déjà, les gendarmes mobiles déployés sur place ont tiré des grenades lacrymogènes ainsi que des grenades assourdissantes en réponse à des tirs de projectiles au lieudit « Les fosses noires », à l’ouest de l’ex-route des chicanes, où se concentrent les forces de gendarmerie. Néanmoins, pour éviter toute flambée de violences, Gérard Collomb a assuré au micro d’Europe 1 que des « consignes de retenue » avaient été données aux forces de l’ordre.

Les zadistes déplorent des expulsions illégales

Pour rappel, le 17 janvier, en mettant fin à ce projet vieux de cinquante ans, le gouvernement avait promis de mettre fin à la « zone de non droit » sur la ZAD. Ainsi, cette opération prévoit d’expulser toute personne n’ayant pas régularisé sa situation, en déclarant par exemple de nouveaux projets agricoles individuels. L’objectif est également de démanteler certains des 97 squats recensés par les autorités. La quasi totalité des 250 zadistes estimés sur place ne l’a pas fait. En effet, ils ont préféré une gestion collective du territoire et la possibilité de mener des projets non agricoles.

Or, face à ce qu’ils appellent un « ouragan gouvernemental », les occupants de la ZAD ont prévenu qu’ils mèneraient une « résistance physique et déterminée ». Ainsi, des appels aux renforts ont été lancés ces derniers jours pour monter des barricades. Organiser le ravitaillement en soins et en nourriture. Des pneus et divers obstacles avaient déjà été placés dimanche soir en divers lieux, en amont de l’arrivée des gendarmes mobiles. Les occupants de la ZAD ont appelé leurs soutiens à converger sur la zone à défendre dès 04H00 du matin. Selon Vincent Delabouglise, membre de Copain 44, collectif d’organisations agricoles, des agriculteurs seront également sur place avec des tracteurs.

Le gouvernement vient mettre le feu sur un territoire où les choses commençaient à s’apaiser.

A-t-il déclaré, déplorant « craindre le pire ».

 

Publié le lundi 9 avril 2018 à 10:42, modifications lundi 9 avril 2018 à 10:22

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