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La corrida radiée du patrimoine immatériel en France 

Les associations anti-corrida et de protection des animaux sont parvenues à leurs fins : la corrida ne fait officiellement plus partie de la culture française.

Inscrite depuis 2001 au patrimoine immatériel de la France, cette pratique tauromachique a été radiée mercredi 27 juillet dans la soirée.

Le patrimoine culturel ne se cantonne pas aux monuments et aux collections d’objets. Il comprend également les traditions ou les expressions vivantes, héritées de nos ancêtres, tels que les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels et les évènements festifs …

Ainsi, l’inventaire français comprend plus de 300 pratiques dont la fauconnerie, le compagnonnage, la dentelle au point d’Alençon, le tracé de la charpente française ou jusqu’à récemment la corrida.

Or, cette pratique était dans le viseur des associations anti-corridas (tel que le CRAC, le Comité Radicalement Anti-Corrida) qui ont mené pendant cinq ans une lutte acharnée pour qu’elle ne fasse plus partie de la culture française.

Ainsi, dans une décision publiée jeudi 28 juillet, le Conseil d’Etat a entériné cette procédure en rejetant le pourvoi de deux organisations pro-corrida (l’organisation national des cultures taurines et l’union des villes taurines de France). Ces dernières contestaient la décision de la cour administrative de Paris de radier cette pratique de l’inventaire du Patrimoine immatériel de la France.

De plus les deux associations qui militent en faveur des corridas vont devoir verser 3 000 euros au CRAC Europe, ainsi qu’à l’association des Droits des Animaux, deux fervents opposants à la corrida.

Ce fut un long combat : cinq ans de lutte acharnée pour obtenir une évidence, la corrida, séance de torture et d’agonie, n’a rien à faire avec les parfums de Grasse et la tarte Tatin.

Ont déclaré conjointement le CRAC Europe et l’association des Droits des Animaux.

C’est formidable d’avoir retiré définitivement la corrida du patrimoine immatériel de la France

A réagi Brigitte Bardot au micro de l’AFP, en ajoutant

Ce sera encore plus formidable quand la corrida sera définitivement interdite en France.

Malgré tout, pour Simon Casas, en charge des arènes de Nîmes (dans le Gard) et des corridas, cela ne changera rien :

Je suis né à Nîmes, dans une ville qui a une tradition tauromachique depuis des siècles. Ce qui compte, c’est la réalité historique et culturelle.

Après ce premier succès, le prochain objectif de ces associations est l’interdiction totale de la corrida en France, comme c’est désormais le cas dans la Catalogne (en Espagne).

Publié le samedi 30 juillet 2016 à 9:52, modifications samedi 30 juillet 2016 à 2:04

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