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Mais que compte faire le Ministre de l’Education nationale ?

Jean-Michel Blanquer a annoncé plusieurs réformes

C’est un sujet délicat qui intéresse énormément de Français dont les enfants sont scolarisés. On aimerait en effet bien savoir ce qu’envisage le nouveau Ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer. Ce dernier a choisi de communiquer sur son projet pour la rentrée prochaine. On vous explique tout en détail !

Les devoirs faits à l’école

Le Ministre de l’Education Nationale a du pain sur la planche. Il semble en effet qu’il soit question de pas mal de réformes durant le quinquennat du nouveau Président de la République Emmanuel Macron. Et la toute première réforme que Jean-Michel Blanquer souhaite instaurer, ce sont les devoirs faits à l’école.

En effet, le Ministre a déclaré vouloir lancer le dispositif devoirs faits à l’école dès la rentrée prochaine. Le but, c’est que les enfants rentrent chez eux en ayant déjà fait leurs devoirs. C’est en tout cas ce qu’il a déclaré vendredi dernier lors du 94e congrès de la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep) dans le Palais des Papes à Avignon.

En réalité, il ne souhaite absolument pas faire disparaître les devoirs qui sont importants. Mais il aimerait que ces derniers soient faits à l’école, avant que les enfants ne rentrent chez eux. L’objectif est de préserver la tranquillité familiale, et d’amenuiser les inégalités qui peuvent exister entre les familles.

Le Ministre de l’Education Nationale souhaite une mise en application dès le mois de septembre. Pour l’instant, les modalités et les détails de cette réforme n’ont pas été dévoilés. Mais l’homme politique a expliqué qu’au collège, il pourrait y avoir par exemple des études dirigées de 16h à 18h, dans tous les établissements.

Le Ministre de l’Education Nationale souhaite que les devoirs soient donc tous faits à l’école car lorsque les deux parents travaillent, ce n’est pas facile de faire faire les devoirs le soir. La Présidente de la Peep, Valérie Marty, est tout à fait d’accord sur ce point.

L’assouplissement du rythme scolaire

Pour la rentrée, le Ministre de l’Education nationale semble confirmer l’objectif d’assouplissement du rythme scolaire dès la rentrée prochaine. Il a précisé que les territoires satisfaits pouvaient continuer à appliquer l’organisation actuelle. Les changements ne sont pas donc pas obligatoires et se feront au cas par cas.

En effet, les municipalités qui le souhaitent pourront dès la rentrée prochaine changer l’organisation et expérimenter un nouveau rythme scolaire. C’est avec le soutien des institutions de l’éducation nationale que ces expérimentations pourront être faites. Dans le but de choisir la meilleure solution pour la rentrée 2018.

Car l’année scolaire 2017  / 2018 devrait être une phase de test, appuyée sur le dialogue et le consensus. Ainsi, chaque communauté éducative pourra déterminer ce qui est le meilleur, sachant que l’inspecteur d’académie arbitrera la décision pour garantir l’intérêt des élèves.

Des classes allégées

Durant sa campagne électorale, Emmanuel Macron a promis de réduire à 12 élèves les classes de CP et de CE1 des écoles de réseaux d’éducation prioritaire (REP) et d’éducation prioritaire renforcée (REP+). Cette mesure devrait débuter dès la rentrée 2017 et sera dans un premier temps appliquée à 2.000 classes. Il s’agit d’un gros aménagement et d’une sacrée organisation pour les communes concernées. Elles seront soutenues avec une enveloppe budgétaire appropriée.

Le Ministre de l’Education nationale a expliqué que le dédoublement des classes de CP était tout à fait possible, mais pas partout. Il a rappelé également que la classe de CM2 était particulièrement importante avant l’entrée en sixième, et il a évoqué la création de stages de remise à niveau gratuits, pour les élèves en difficulté qui entrent au collège. Ces stages auraient lieu à la fin du mois d’août, juste avant la rentrée scolaire.

Des volontés affirmées

Jean-Michel Blanquer a annoncé qu’il n’y aurait pas de Loi Blanquer. Ce qu’il souhaite, c’est faire évoluer le système actuel, mais pas véritablement le transformer. Il n’est pas question de tout bousculer, bien au contraire. Il faut conserver ce qui fonctionne, et trouver des solutions pour améliorer ce qui fonctionne mal.

Le ministre de l’Education Nationale semble donc être motivé par des réformes réfléchies, qui seraient mises en place pour certaines dès la rentrée prochaine… A suivre !

Publié le samedi 27 mai 2017 à 10:50, modifications samedi 27 mai 2017 à 10:50

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