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Colombes : Une supérette jugée communautaire, menacée de fermeture

Une supérette de Colombes est menacée de fermeture en raison de sa non-commercialisation d’alcool et de porc.

Des fruits, légumes, yaourts, épiceries…tout sauf de l’alcool et du porc. En effet, une supérette de Colombes, dans les Hauts-de-Seine, ouverte depuis 2015 est menacée de fermeture. Appelée Good Prices, la supérette a été signalée par les habitants. Colombes Habitat Public (CHP), le bailleur à qui appartient les locaux, a ainsi déposé un recours devant le tribunal de Nanterre pour résilier le bail, censé se terminer en 2019.

Olivier Virol, le directeur général du CHP, justifie son action cité par Le Parisien.

Originellement, c’était un Franprix qui vendait de tout. Sans arriver au terme du bail, le gérant a cédé à un repreneur, ce qui est tout à fait légale. Mais il faut que la nouvelle enseigne respecte les conditions spécifiques du bail à savoir une alimentation générale.

Le responsable ne compte pas rester muet face à une possible fermeture. Soulemane Yacin explique que lui aussi fera valoir ses droits.

Nous aussi nous avons fait appel à un huissier et à un avocat pour faire valoir nos droits.

Il explique la situation et se défend ainsi de faire tout communautarisme.

Je fais du commerce, je regarde autour de moi et je cible ce qui peut s’y vendre. Le bail prévoit “alimentation générale et activités connexes”. Tout dépend de la façon dont on interprète activités connexes.

Dans le quartier, les avis des habitants divergent. Certains sont contre cette idée qu’une communauté soit plus privilégiée.

Il n’y a plus de mixité ! Nous vivons tous ensemble. Il n’est pas normal de ne pas pouvoir acheter ni alcool, ni porc. Quand on reçoit des amis et qu’on veut une bouteille de vin, on est obligés d’aller jusqu’à l’hypermarché Leclerc alors qu’on a cette supérette de quartier juste en bas de l’immeuble. Pourquoi privilégier une communauté plutôt qu’une autre ?

D’autres comprennent, tout à fait, la stratégie commerciale adoptée par le gérant.

C’est un magasin communautaire. Mais comme l’Hyper Casher l’est aussi. Qu’est-ce que ça peut faire ? Si la précédente supérette a fermé, c’est parce qu’elle ne trouvait pas sa clientèle. Lui, il répond à la demande.

Cette affaire sera examinée par la justice le 13 octobre prochain.

Publié le samedi 6 août 2016 à 9:15, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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