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Colis piégé au FMI : la piste anarchique grecque privilégiée

Dans l’enquête sur l’explosion d’un colis piégé au siège parisien du FMI, les enquêteurs privilégient la piste des anarchistes grecs.

L’explosion d’un colis piégé au siège parisien du FMI, avenue d’Iéna,  jeudi 16 mars a légèrement blessé jeudi une employée. En effet, l’assistante de direction qui a ouvert le colis, envoyé par la Poste, a été blessée au visage par des éclats provenant d’un engin pyrotechnique.

Cet acte a immédiatement été qualifié « d’attentat » par François Hollande et pour qui les enquêteurs privilégient à présent la piste d’une mouvance anarchiste grecque.

Le groupe la Conspiration des cellules du feu en cause

L’enquête, confiée au parquet antiterroriste, semble s’orienter plutôt vers « la piste d’un groupe anarcho-autonome grec ».

En effet, des résidus de timbres grecs ont en effet été retrouvés, pouvait-on lire dans les colonnes du Figaro.

De plus, selon une source policière grecque, les enquêteurs français ont également établi que le colis avait été expédié d’Athènes.

Autant d’éléments qui rappellent un paquet contenant un « mélange explosif » expédié de la capitale grecque. Celui-ci a été mercredi 15 mars au ministère allemand des Finances à Berlin.

Cet envoi, qui n’a pas explosé, a été revendiqué par le groupe anarchiste grec Conspiration des cellules de feu. Il a affirmé avoir expédié le colis piégé au ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble dans le cadre d’un plan Nemesis (justice en grec) qui vise « le système de pouvoir ».

Le groupe terroriste est apparu en 2008. Or, plus d’une dizaine de ses membres purgent de lourdes peines depuis leur arrestation en 2011.

En effet, la Conspiration des cellules de feu avait mis en état d’alerte l’Europe en 2010. Elle avait procédé à une série d’envois de colis piégés aux dirigeants européens.

Il a fait sa réapparition en 2014 en provoquant de petits attentats à l’engin explosif sans faire des victimes.

L’Allemagne et plus particulièrement le ministre des Finances ainsi que le FMI sont souvent tenus responsables par l’opinion publique grecque comme les principaux responsables des mesures de rigueur imposées au pays depuis le début de la crise en 2010.

Publié le vendredi 17 mars 2017 à 10:34, modifications vendredi 17 mars 2017 à 10:34

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