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Cinq jours après la fusillade à Beaune, les investigations se poursuivent

En une double agression dans la nuit du 29 au 30 juillet, une demi-douzaine de jeunes de Beaune avait été la cible d’assaillants soupçonnés d’être racistes. Si le déroulé de ces actions se précise, leurs mobiles quant à eux ne sont toujours pas clairement identifiés par les autorités.

On ne sait toujours pas quelles sont les raisons  de la fusillade à Beaune. Toutefois, de nombreuses réactions d’officiels et d’associations parsèment la progression de l’enquête.

Fusillade à Beaune : la réaction du procureur adjoint de Dijon

Cette jeune femme de 20 ans a encore de nombreux impacts de plombs sur le corps / Crédits © France 3 Bourgogne

Du côté du procureur adjoint de Dijon, l’heure est à la prudence.

Des insultes à caractère raciste auraient été proférées par les occupants du véhicule.

Rapportait en effet Thierry Bas dans un communiqué.

Une information déjà parvenue à la presse à travers les témoignages des victimes.

Aucune piste n’est à ce jour privilégiée.

Ajoute par ailleurs le tribunal de grande instance de la commune. De plus, il reste à établir la relation entre les deux voitures qui ont perpétré cette attaque en deux temps, estimaient les magistrats.

SOS Racisme et La Licra en soutiens potentiels aux victimes de la fusillade de Dijon

 Les investigations se poursuivent : audition de nombreux témoins, audition des victimes, exploitation des vidéosurveillances de la ville de Beaune… afin d’identifier les véhicules et leurs occupants, de déterminer le rôle de chacun et de procéder aux interpellations nécessaires.

Continue de fait le communiqué.

Aussi, la description des évènements s’affine. On sait désormais que les victimes, d’abord annoncées comme appartenant à la tranche 16-20 ans, ont en réalité entre 18 et 25 ans. Mais ces dernières peuvent néanmoins compter sur l’appui de deux associations majeures.

La jeunesse métissée des quartiers populaires, constamment assimilée à la délinquance, mérite d’être entendue lorsqu’elle évoque le racisme qu’elle subit, surtout lorsque l’on est confrontés à des passages à l’acte violent.

Evaluait pour sa part SOS Racisme dans une publication mardi dernier.

De son côté, La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) attend les résultats définitifs des investigations. Ainsi, d’après une déclaration recueillie par le quotidien régional Le BienPublic, en cas de confirmation d’intentions racistes, la Licra se constituera partie civile si l’affaire de la fusillade à Beaune va jusqu’au procès.

 

Publié le lundi 6 août 2018 à 11:33, modifications lundi 6 août 2018 à 10:19

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