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Brexit : Les anti-Brexit en masse dans les rues de Londres

Des milliers de Britanniques ont défilé samedi pour manifester contre la sortie de Royaume-Uni de l’Union européenne.

STORY - Episode 19/58

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Neuf jours après le référendum qui a voté en faveur d’un Brexit (de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne), un long cortège de manifestants anti-Brexit s’est mis en place, samedi 2 juillet, un peu avant 12h (11h, heure française) pour se diriger vers le Parlement depuis Park Lane (le long de Hyde Park, dans le centre de Londres).

Des dizaines de drapeaux à l’effigie de l’Europe étaient brandis par la foule. Les manifestants agitaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Breverse » (l’annulation du Brexit), « le Brexit c’est des conneries » ou encore « Bregret » (la contraction de Brexit et regret).

bregret

De nombreux participants à cette manifestation ont scandé « Nous t’aimons, Union européenne ».

Je veux rester dans l’Union européenne. Nous pouvons faire quelque chose tant que l’article 50 n’est pas activé.

A expliqué David, l’un des manifestants, qui faisait référence à l’article 50 du traité de Lisbonne qui permet à un pays membre de sortir de l’Union européenne dès qu’il le souhaite.

Nous avons pris la mauvaise décision à cause des mensonges de la campagne pro-Brexit. Je veux que nous revoyions notre décision.

A regretté Casey, une jeune britannique parée d’une couronne de fleurs jaunes et bleues (les couleurs de l’Europe) et tenant un énorme cœur gonflable.

Tout le monde sait qu’en cas de nouveau référendum, nous voterions pour rester.

A jugé Nicholas Light, un Anglais de 82 ans qui considère que des dizaines de milliers de personnes n’ont pas voté pour statuer sur une sortie ou non de l’Europe, mais pour dénoncer la politique du gouvernement.

En effet, un sondage Ipsos Mori commandé par la BBC a montré que 16% des Britanniques qui ont voté pour la sortie de l’Europe pensent que la Grande-Bretagne va malgré tout rester dans l’Union européenne et 22% ne savent pas si le pays sortira du giron européen. Pour 48% des votants, il doit y avoir des élections législatives avant que les négociations débutent pour les conditions de sortie de l’Union européenne.

Depuis que David Cameron a annoncé sa démission (à l’automne prochain), les deux principaux prétendants à sa succession, Theresa May (actuelle ministre de l’Intérieur) et Michael Gove (actuel ministre de la Justice), ont annoncé que rien ne serait enclenché avant la fin de l’année, voire 2017.

Avant eux le ministre des Finances, George Osborn, avait également déclaré que le Royaume-Uni était en position de force et qu’il prendrait le temps de négocier les conditions de sortie de l’Union européenne.

Des discours qui n’ont pas manqué de susciter l’agacement de François Hollande qui a déclaré vendredi :

La décision du Brexit a été prise et elle ne peut pas être reportée ou elle ne peut pas être annulée.

Les autres dirigeants européens ont également appelé à l’activation de l’article 50 dans les plus brefs délais pour clarifier la situation.

Publié le dimanche 3 juillet 2016 à 18:32, modifications lundi 19 mars 2018 à 15:47

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