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Boyan Slat lance sa machine à dépolluer les océans

Il l’avait imaginé, voilà qu’aujourd’hui le prototype de « Ocean Cleanup », machine à dépolluer les océans, s’est fait une place dans la mer du Nord pour être testée pendant un an.

C’est à l’âge de 17 ans, après une expédition de plongée en Grèce, que Boyan Slat a eu l’idée d’une machine qui servirait à nettoyer les océans infestés par les déchets. Rappelons qu’en Europe uniquement, nous en produisons 25 millions de tonnes chaque année.

Après avoir fait de la plongée sous-marine lors de vacances en Grèce: sous l’eau, j’ai vu plus de plastique que de poissons.

Après 4 ans d’attente, la machine nommée « Ocean Cleanup », s’est enfin dévoilée sous forme de prototype ce mercredi 22 juin 2016 grâce aux centaines de millions d’euros d’investisseurs.

La barrière consiste en des flotteurs noirs et des filets immergés d’1,50 mètre chacun pour capturer les débris. Se servant des courants marins, elle serait capable de capturer un morceau de plastique aussi petit qu’un millimètre de diamètre et, selon Boyan Slat, elle serait :

La barrière flottante la plus résistante au monde.

Cet ingénieux système, pouvant supporter des charges de 80 tonnes, a été placé dans la mer du nord, à 23 kilomètres au large des côtes néerlandaises. Une localisation qui n’a pas été choisie au hasard puisque les courants marins peuvent y être très rudes. Boyan Slat nous dit alors :

À la moindre petite tempête, nous aurons des forces plus puissantes que durant une tempête qui durerait une centaine d’années dans l’océan. Si le prototype peut survivre ici, il survivra partout.

Le prototype du jeune homme, qui a quitté ses études pour se consacrer pleinement à ce projet, sera testé dans ces eaux pendant un an et si la barrière ne mesure alors que 100 mètres, l’inventeur voit déjà plus grand et en prévoit une autre pour l’horizon 2020 qui sera plongée au cœur du Pacifique sur 100 kilomètres de long (deux bras de 50 kilomètres formant un V).

Pourtant, le projet du plus jeune lauréat du « Champion de la Terre » en 2014, laisse plus d’un scientifique sceptique. Qui a raison, qui a tort ? Nous n’avons plus qu’à attendre pour le savoir.

Publié le vendredi 24 juin 2016 à 13:56, modifications vendredi 24 juin 2016 à 12:45

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