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Boucher bio agressé à Paris, deux militants devant le tribunal

Samedi 4 mai, un boucher bio installé depuis moins d’un an au marché couvert de Saint-Quentin a été attaqué par un commando de militants antispécistes.

Depuis plusieurs mois, les actes de vandalisme se multiplient à l’encontre des boucheries. Samedi 4 mai, c’est un jeune boucher bio qui a subit une attaque de la part de plusieurs personnes.

Les bouchers de plus en plus vandalisés

Que l’on prône le bien-être animal et une meilleure alimentation, cela va de soi. Agressé délibérément une personne et saccagé son travail, cela est autre chose. La violence n’est jamais une solution. Depuis deux personnes ont été interpellées et doivent être jugées en comparution immédiate ce mardi 7 mai pour « violences et dégradations en réunion » d’après une source judiciaire. Ce mardi matin, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume s’est rendu sur place et a qualifié cet acte “d’inacceptable et d’intolérable”.

C’est sur BFMTV, que le jeune boucher a témoigné

Je préparais une commande pour un client. J’ai senti un liquide me toucher, j’ai mis la main à la tête, le liquide était très rouge. J’ai levé la tête, il y avait entre 15 et 20 individus devant l’étalage avec des slogans “‘liberté et défense des animaux'”

Jean-François Guihard, président de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT), a expliqué

C’est un boucher qui est dans la filière bio. Ce monsieur est dans une démarche de proximité, de suivi du bien-être animal.

Jean-François Guihard explique depuis Francfort où se tient le Salon international du secteur de la viande, que le lieu choisi par ces militants n’est pas si anodin que cela.

Choisir un marché en plein centre-ville, dans la capitale, ce n’est pas anodin. On ne peut pas laisser impunément des gens agir comme ça, on est dans un Etat de droit. On a tous des droits, mais on a aussi des devoirs et parmi nos devoirs, il y a le respect de l’autre et là, on a dépassé les bornes.

Le boucher, âgé de 33 ans, s’est vu prescrire une interruption temporaire de travail de sept jours.

 

Publié le mardi 7 mai 2019 à 13:05, modifications mardi 7 mai 2019 à 13:05

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