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Bore-out : Il attaque son employeur car il s’ennuie au travail

Un salarié a décidé de traîner en justice son ancien employeur, car il s’ennuyait au boulot.

C’est est un cas rare qui était jugé hier, lundi 2 mai 2016, par le conseil des Prud’hommes de Paris : le premier procès français de bore-out ou syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui.

En effet, Frédéric Desnard a décidé d’attaquer son ancien employeur, l’entreprise française Interparfums, pour l’avoir laissé quatre ans sans tâche à accomplir. D’après son avocat, la situation était très difficile à vivre au quotidien et pouvait s’apparenter à du harcèlement moral et à une exécution déloyale du contrat de travail. Dévalorisé et méprisé, le plaignant avait pris 27 kilos en cinq ans, fait un ulcère et une crise d’épilepsie sur l’autoroute.

Le plaignant, âgé aujourd’hui de 44 ans, avait été licencié, en 2014, après sept mois d’arrêt maladie. Après avoir travaillé huit ans au sein de l’entreprise française de luxe, il réclame désormais 150 000 euros de dommages-intérêts.

Interparfums, l’ancienne société de Frédéric Desnard, affirme quant à elle que son ex-salarié ne s’est jamais plaint de sa situation et pointe l’absence de preuve.

Contrairement au burn-out provoqué par une exposition constante et prolongée au stress au travail, le bore-out se caractérise par une absence de travail donné au salarié qui du coup s’épuise psychologiquement à ne rien faire.

Sylvain Niel, spécialiste en droit du travail, estime que le burn-out et le bore-out ne sont (pour l’instant) pas reconnus comme des maladies professionnelles, surtout parce qu’elles sont souvent difficiles à prouver.

Il était estimé qu’en 2011, le phénomène touchait près de 30 % des salariés en Occident.

Publié le mardi 3 mai 2016 à 10:06, modifications mardi 3 mai 2016 à 10:13

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