Actualité

BlaBlaCar : refoulé d’un covoiturage à cause de son prénom ?

Une internaute a expliqué avec été témoin de discrimination lors de la réservation d’un trajet en covoiturage via le réseau BlaBlaCar.

Une bloggeuse, nommée Romy, a raconté dans un post date de lundi 22 août et relayé par le site Metronews, qu’un de ses amis avait fait l’objet de discrimination à cause de son prénom sur le site BlaBlaCar.

La scène se serait déroulée à l’occasion des grands départs du week-end du 15 août. Romy venait de réserver et prépayer un trajet Toulouse-Le Mans pour un ami qui devait venir passer quelques jours chez elle.

J’ai pu réserver à sa place, car le conducteur avait activé l’option réservation pour un tiers.

A-t-elle narré à Metronews.

Comme il est d’usage, la bloggeuse a ensuite contacté le conducteur par téléphone pour convenir de l’heure et de l’adresse du rendez-vous.

Cependant, au moment où elle a indiqué le prénom de son ami, à consonance étrangère, l’interlocuteur lui a immédiatement signifié qu’il refusait de le faire monter à bord.

Non, je préfère pas. Avec tout ce qui se passe en France en ce moment, vous savez ma p’tite dame.

Lui aurait-il répondu, ne dissimulant pas son objection à faire monter « un étranger » dans son véhicule.

Après avoir raccroché, Romy sait qu’elle n’en restera pas là. Abasourdie par la situation, elle a ensuite contacté l’espace d’échange de BlaBlaCar pour relater sa mésaventure. Hélas, l’opérateur a mis en doute son « appréciation de la situation » en expliquant qu’il avait eu le conducteur incriminé en ligne. Ce dernier s’étant défendu d’avoir refusé de convoyer ce passager à cause de son prénom.

Le site de covoiturage a expliqué à BFMTV que les utilisateurs de la plateforme pouvaient à tout moment signaler « un comportement suspect », via un drapeau existant sur chaque profil. De plus, les avis laissés par les passagers servent à « faire remonter des situations anormales ».

Alors que le site de covoiturage a effectivement rédigé une charte de bonne conduite destinée aux utilisateurs « solidaires, responsables et respectueux », il n’existe cependant pas de clause de non-discrimination. Cette proposition avait déjà été formulée, en septembre 2015 par SOS Racisme, lorsqu’une adolescente voilée s’était vue refuser l’accès à un véhicule du site de BlaBlaCar.

En réponse, BlaBlaCar avait expliqué que la charte, rédigée fin 2015, exhortait déjà ses utilisateurs à ne pas afficher de comportements discriminatoires. Le site mettant en avant les valeurs de « tolérance et de respect ».

Publié le mardi 23 août 2016 à 13:36, modifications vendredi 26 août 2016 à 15:47

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

32 Commentaires