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Attentats déjoués en France : A-t-on évité le pire ?

Les personnes qui ont été interpellées à Strasbourg et Marseille ce week-end, alors qu’ils projetaient de commettre un attentat, avaient arrêté la date du 1er décembre. Ils semblaient avoir en ligne de mire de nombreuses cibles en région parisienne et à Marseille.

Les coups de filets antiterroristes menés ce week-end à Marseille et à Strasbourg ont sans doute permis de déjouer une série d’attentats de grande ampleur en France. En effet, de nouveaux éléments concernant les cibles envisagées par les suspects arrêtés viennent d’être dévoilés. La cellule terroriste envisageait une dizaine de lieux d’attaques potentielles et un passage à l’acte planifié le 1er décembre.

C’est l’exploitation des Smartphones saisis qui a permis de fournir des précisions sur les cibles potentielles des cinq hommes toujours en garde à vue jeudi 24 novembre.

Le siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), celui de la police judiciaire au 36 Quai des Orfèvres, le palais de justice. Mais aussi des lieux publics très fréquentés tels que le marché de Noël sur Champs-Élysées, une médiathèque, plusieurs lieux de culte, le site d’Eurodisney (Val-de-Marne) ou encore la station de métro Charonne, des terrasses de cafés dans le XXe arrondissement figurent notamment sur des captures d’écran Google Maps, ont précisé ces sources.

Pour l’instant, l’enquête n’a pas pu établir si des repérages avaient eu lieu. Le mode opératoire ne semble pas avoir pu être affiné, ce qui laisse planer des zones d’ombre.

Agés de 29 à 37 ans, de nationalités française, marocaine et afghane, les suspects ont été interpellés dans la nuit de samedi à dimanche lors d’une opération conduite par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Leur garde à vue a été prolongée mercredi soir de manière dérogatoire au-delà de la limite de 96 heures, mesure exceptionnellement prise lors d’une menace imminente.

Six étaient inconnues des services de renseignements et un ressortissant marocain, dont la résidence n’était pas en France, était signalé par un pays partenaire.

Avait indiqué Bernard Cazeneuve lundi 21 novembre.

Quatre pistolets et un pistolet-mitrailleur ont été saisis lors des perquisitions et un cahier contenant des écrits d’allégeance à l’Etat islamique a été retrouvé chez l’un des suspects.

De fait, si le 14 novembre, la DGSI avait été alertée par un indicateur sur un passage à l’acte imminent, les investigations avaient réellement débuté en février dernier. Elles avaient conduit à une première série d’interpellations le 14 juin à quelques jours de l’Euro 2016 de football.

Deux Français, liés au réseau, avaient été mis en examen et écroués, soupçonnés d’avoir contracté des crédits à la consommation pour financer des activités terroristes.

D’après les investigations, tous étaient en contact avec un donneur d’ordre en Syrie, d’où l’organisation terroriste Etat islamique a déjà commandité plusieurs attentats en France.

Publié le vendredi 25 novembre 2016 à 11:53, modifications vendredi 25 novembre 2016 à 11:15

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