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Attentats de Paris : Salah Abdeslam jugé en Belgique pour avoir tiré sur des policiers

Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos djihadistes du 13 Novembre, a été renvoyé en procès pour des tirs sur des policiers belges.

STORY - Episode 5/21

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Le parquet fédéral de Bruxelles a annoncé que Salah Abdeslam a été renvoyé, jeudi 17 août, en procès en Belgique.

Le seul survivant des commandos jihadistes qui ont attaqué Paris en novembre 2015 ainsi que son complice Sofiane Ayari seront jugés devant le tribunal correctionnel de Bruxelles pour « tentative d’assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers ». Ainsi que sur « port d’armes prohibées dans un contexte terroriste ».

Selon la chaîne publique RTBF, le procès pourrait se tenir d’ici la fin de l’année.

Une fusillade lors d’une perquisition

Les deux hommes sont accusés d’avoir tiré sur les policiers lors d’une perquisition.

Quatre policiers ont été blessés : trois dans un premier temps, dont une policière française. Et le quatrième plus tard pendant un des échanges de coups de feu.

Avait à l’époque détaillé le Premier ministre belge Charles Michel.

En effet, les enquêteurs avaient fortuitement découvert leur cache en mars 2016, trois jours avant leur arrestation.

Dans le cadre d’une perquisition, une équipe composée de policiers belges et de Français sont intervenus. Ils ont essuyé des coups de feu.

Avait par la suite confirmé celui qui était alors le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

Or, les trois agents de l’équipe d’enquête franco-belge avaient été blessés dans la fusillade. Pendant celle-ci Salah Abdeslam et son complice Sofiane Ayari avaient réussi à s’échapper par l’arrière d’un appartement situé à Forest dans l’agglomération bruxelloise.

Un troisième suspect, qui semblait vouloir couvrir leur fuite en ouvrant le feu sur les policiers qui venaient de défoncer la porte d’entrée de l’immeuble, avait été mortellement blessé par les tirs de réplique des forces de l’ordre.

Salah Abdeslam toujours muet

Le raid policier était alors présenté comme un acte de routine dans l’enquête conduite en Belgique sur les attentats parisiens du 13 novembre 2015. Pourtant, il avait permis un coup d’accélérateur aux investigations.

En effet, initialement les policiers recherchaient à une autre adresse la trace de Salah Abdeslam et d’autres complices des commandos djihadistes.

Ainsi, ils avaient eu la confirmation de la présence dans l’appartement du seul survivant des commandos parisiens grâce à la découverte d’empreintes.

Salah Abdeslam et Sofiane Ayari avaient finalement été arrêtés ensemble le 18 mars à Molenbeek, autre commune de l’agglomération bruxelloise.

Or, depuis sont arrestation, Salah Abdeslam a décidé de se murer dans le silence. D’abord défendu par le Français Frank Berton et le Belge Sven Mary, ces derniers ont renoncé à le défendre en octobre 2016.

Nous avons la conviction qu’il ne s’exprimera pas et qu’il appliquera le droit au silence.

Avaient-ils expliqué dans un entretien à BFM-TV.

Comme le rappelle le Huffington Post, Salah Abdeslam bénéficie du droit au silence. Inscrit dans la convention européenne des droits de l’Homme, celui-ci figure également dans la loi du 27 mai 2014.

Suspect-clé des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, il est détenu à l’isolement, placé sous surveillance 24 heures sur 24. 

Publié le jeudi 17 août 2017 à 19:38, modifications vendredi 18 août 2017 à 11:24

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