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Attentats de Paris : Salah Abdeslam a encore fait valoir son droit au silence

Salah Abdeslam était convoqué jeudi au palais de justice de Paris pour y être auditionné par un juge d’instruction. Cependant, il a une nouvelle fois refuser de s’exprimer.

Salah Abdeslam n’a, à nouveau, pas souhaité s’exprimer lors de son audition jeudi 8 septembre, par un juge d’instruction. En effet, le seul rescapé présumé du commando djihadiste des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis a exercé son droit au silence.

On a bon espoir qu’il s’exprime devant les juges mais ce n’est pas pour aujourd’hui.

A déclaré son avocat Maitre Franck Berton devant les journalistes.

Arrêté le 18 mars en Belgique après quatre mois de cavale, le terroriste avait été transféré le 27 avril en France où il avait été mis en examen, pour « participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes aux personne ». Il est depuis détenu à l’isolement et sous vidéo surveillance permanente à la prison de Fleury-Mérogis (dans l’Essonne).

Considéré comme le logisticien des attaques de novembre 2015, qui avait fait 130 morts et des centaines de blessés, il a jusqu’à présent refusé de s’expliquer. Lors de son premier interrogatoire le 20 mai dernier, il avait déjà invoqué son droit au silence.

Dans une interview accordée au Figaro, mercredi 7 septembre, le député divers gauche Olivier Falorni a mis en avant que si face au juge d’instruction Salah Abdeslam gardait le silence, il était davantage bavard dans sa prison de Fleury-Mérogis.

Il communique régulièrement avec des détenus non radicalisés de Fleury-Mérogis.

A-t-il ainsi lâché dans les colonnes du journal.

Des propos qui ont été confirmé et expliqué par Jean-François Forget, secrétaire général UFAP-UNSA, le premier syndicat du ministère de la Justice :

Bien sûr qu’il arrive à communiquer avec d’autres, soit en parlant à haute voix, soit à travers les barreaux de sa cellule. C’est une pratique connue. Des rapports sont faits par le personnel au quotidien sur ces comportements.

Ainsi, on apprend qu’une partie de ces échanges sont interceptés et retranscrits par le personnel pénitentiaire :

Un gros travail est réalisé à Fleury qui permet de mieux comprendre les liens qui existent entre les uns et les autres, ce qui va nous permettre d’avancer face à ces personnes.

En juin dernier, le Journal du Dimanche avait relayé que l’administration pénitentiaire avait déménagé certains des voisins de cellule de Salah Abdeslam après qu’ils aient réussi à communiquer entre eux.

Peu de temps après son arrestation et son incarcération à la prison de Bruges (en Belgique) Salah Abdeslam aurait utilisé la même technique. Des surveillants avaient affirmé dans les médias belges que le belge de 26 ans avait communiqué en élevant la voix avec Mehdi Nemmouche, le tireur présumé du musée juif de Bruxelles.

C’est ce dernier qui lui aurait conseillé de garder le silence à défaut d’être envoyé en France pour y être jugé. Depuis, Salah Abdeslam a toujours refusé de répondre aux questions des juges. En juillet dernier, il avait même refusé de sortir de sa cellule pour se rendre à l’interrogatoire.

Publié le vendredi 9 septembre 2016 à 14:31, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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