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Attentats de Paris : Mohamed Abrini entendu par les juges français pour 24 heures

Mohamed Abrini a été remis à la France par la Belgique. Il sera reçu par un juge antiterroriste pendant 24 heures pour se voir signifier sa mise en examen.

Mohamed Abrini, un suspect clé dans les attentats parisiens du 13 novembre 2015, a été remis ce lundi 30 janvier à l’un des six juges d’instruction chargés de l’enquête.

Les juges antiterroristes avaient délivré à son encontre un mandat d’arrêt le 24 novembre 2015. En effet, ils avaient mentionné pour « assassinats en relation avec une entreprise terroriste en bande organisée ».

Détenu en Belgique, où il avait été arrêté le 9 avril 2016, il a été remis à la France, pour la journée, afin de se voir signifier sa mise en examen.

Dans le cadre de l’enquête à la suite des attentats à Paris le 13 novembre 2015. Mohamed Abrini a été remis aux autorités judiciaires françaises. Pour une période de 1 jour

A indiqué le parquet fédéral de Belgique, sans plus de précision dans un communiqué succinct diffusé par l’AFP.

Selon Le Monde qui évoque une source judiciaire à Paris, il se trouvait lundi matin dans les locaux du Palais de justice de Paris.

Or, ce transfèrement temporaire a pu se faire dans le cadre d’un accord de coopération judiciaire entre la France et la Belgique.

« L’homme au chapeau » poursuivi en France et en Belgique

Mohamed Abrini avait été clairement identifié comme l’un des suspects-clés des attentats de Paris et de Saint-Denis. Ces attaques avaient fait 130 morts.

En effet, il était apparu sur des images de vidéosurveillance en compagnie de Salah Abdeslam, deux jours avant les attaques. Tous deux étaient à bord de la Clio noire qui devait servir à emmener les kamikazes au Stade de France.

De plus, après plusieurs mois de cavale, il avait reconnu lors de son arrestation être « l’homme au chapeau ». Cet homme avait été identifié par les enquêteurs de l’attentat kamikaze de l’aéroport de Bruxelles, le 22 mars 2016.

Il était en compagnie de deux jihadistes avant qu’ils ne commettent leur attentat kamikaze. Ces attaques dans le métro et à l’aéroport de la capitale belge avait fait 32 morts.

Ce transfert vers la France ne devrait pas dépasser 24 heures et aucun mandat de dépôt ne sera délivré contre le suspect. Cela selon les termes de l’accord signé entre Frédéric Van Leeuw, le procureur fédéral belge, et François Molins, le procureur de la République de Paris début janvier.

Ses avocats ont déploré que Mohamed Abrini soit poursuivi à la fois en France et en Belgique.

Des Etats de droit peuvent-ils juger un justiciable deux fois pour les mêmes faits?

Ont-ils mis en avant en prétextant « des problèmes de procédure inextricables ».

La justice française veut-elle se priver du témoignage de Monsieur Abrini. Aussi bien pendant l’instruction que pendant l’éventuel futur procès, à Paris, des attentats du 13 novembre 2015.

Ont-ils questionné

Publié le lundi 30 janvier 2017 à 16:01, modifications lundi 30 janvier 2017 à 16:01

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