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Attentats de Paris : Jawad Bendaoud menace de « commettre l’irréparable »

Jawad Bendaoud, le logeur présumé de plusieurs membres du commando du 13 novembre 2015 ne supporte plus sa détention. Continuant de clamer son innocence, il a, dans une lettre adressée au juge d’instruction, sous-entendu qu’il pourrait « commettre l’irréparable ».

STORY - Episode 6/19

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Accusé d’avoir délibérément logé plusieurs membres des commandos terroristes du 13 novembre 2015 à Paris, Jawad Bendaoud semble être au bord de la crise de nerf.

En effet, comme en témoigne la troisième lettre que l’intéressé a fait parvenir aux magistrats. Rendue publique par les chaînes LCI et TF1 ce lundi 16 janvier, l’homme y a de nouveau clamé son innocence.

Ainsi, le logeur présumé de plusieurs des terroristes du 13 novembre a réclamé la levée immédiate de son placement à l’isolement. Il a également demandé son transfert dans une autre prison. Ne supportant plus sa détention dans la prison de Villepinte (en Seine-Saint-Denis) il a ainsi affirmé qu’il « pète un plomb ».

« Vous attendez quoi je pète une durite »

Vous êtes juge d’instruction, on aurait dit vous êtes scénariste (…) vous attendez quoi je pète une durite.

A-t-il écrit à Jean-Marc Herbaut, un juge à la section antiterroriste à Paris.

Jawad Bendaoud avait déjà fait parler de lui le 16 septembre dernier, lorsqu’il avait tenté de mettre le feu à sa cellule.

Dans sa lettre, le logeur présumé des terroristes est revenu en détails sur la soirée meurtrière du 13 novembre 2015. Il a notamment apporté des précisions sur le logement procuré à Abdelhamid Abaaoud, le cerveau des attentats de Paris, de sa cousine Hasna Aït-Boulahcen et de son complice Chakib Akrouh

J’étais dans le salon avec mon père, je mangeais des lentilles au bœuf. J’ai senti un truc louche. Mais jamais j’aurais pu imaginer une seule seconde que je venais de serrer la main et offert un toit, du coca cherry, de l’oasis aux individus qui venait de commettre les pires attentats perpétrés en France.

De plus, il a promis dans son courrier de rester dans le droit chemin une fois sorti de prison.

Plus jamais de ma vie je referais quoi que ce soit d’illégal quitte à manger des conserves au Resto du Cœur. La poisse me colle à la peau.

Des regrets

Âgé de 30 ans, le suspect a dit regretter son geste :

J’avais tout pour réussir j’ai passé mon code de la route en accéléré je l’ai obtenu sans problème. J’ai tout perdu.

Confiné dans sa cellule, il a même avoué penser au pire :

Vous cherchez quoi au juste qu’a force de craquer je commette l’irréparable. Je suis quelqu’un de violent depuis tout jeune. Si je commet un acte violent on va dire c’est un terroriste Jawad mais mort de rire.

Jawad Bendaoud avait été la risée des réseaux sociaux en se confiant de manière confuse à une chaîne de télévision lors de l’assaut. Il avait admis être le logeur du commando. Il avait néanmoins très vite assuré voulant uniquement « rendre service » sans connaître précisément l’identité des personnes qu’il avait hébergé.

Selon Le Monde, il encourt aujourd’hui jusqu’à vingt ans de prison. Pourtant, les poursuites pour « association de malfaiteurs terroriste » dont il fait l’objet pourraient toutefois être requalifiées en simple recel de malfaiteurs.

Publié le mardi 17 janvier 2017 à 8:53, modifications mardi 30 janvier 2018 à 17:54

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