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Attentats de Paris et de Bruxelles : Le coordinateur enfin identifié ?

Les enquêteurs pensent avoir identifié Oussama Atar comme étant l’un des coordinateurs depuis la Syrie des attentats de Paris et Bruxelles.

Au sein des services spécialisés dans l’antiterrorisme, l’homme était jusqu’à présent connu pour être le cousin des frères El Bakraoui, les kamikazes des attentats de Bruxelles.

Pourtant, aujourd’hui, le djihadiste belgo-marocain Oussama Atar, âgé de 32 ans, est soupçonné par les enquêteurs d’être l’un des coordinateurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, mais aussi de ceux du 22 mars à Bruxelles, tous deux revendiqués par le groupe terroriste Etat islamique.

Selon des sources proches de l’enquête, qui se sont confiées dans les colonnes du Monde, celui qui se cache derrière le nom de guerre Abou Ahmad est un vétéran du djihad, est aujourd’hui membre actif de l’organisation Etat islamique, est :

Le seul coordinateur depuis la Syrie à avoir été identifié en l’état des investigations.

En 2005, il avait été condamné à dix ans de prison par un tribunal irakien pour avoir pénétré illégalement dans le pays. Il avait alors été incarcéré dans des prisons gérées par l’armée américaine : Abou Graïb, Camp Cropper et Camp Bucca. Des établissements connus, l’un pour les mauvais traitements infligés aux prisonniers, l’autre pour servir « d’incubateur » pour les djihadistes de l’Etat islamique.

Deux expériences qui auraient, selon les enquêteurs, contribuer à lui bâtir une aura dans la sphère djihadiste.

Autre particularité de son parcours relatée par Le Monde, Oussama Atar avait été libéré en 2012, à 28 ans, pour une raison humanitaire, après une campagne de soutien de sa famille, mais aussi de députés belges et d’ONG comme Amnesty international.

En effet, il aurait été atteint à l’époque d’un cancer du rein. Ce qui ne l’empêche pas, dès sa libération, de rejoindre l’EI dans la zone irako-syrienne.

Le surnom de ce combattant est apparu pour la première fois dans l’enquête après l’interpellation des deux djihadistes de l’Algérien Adel Haddadi et du Pakistanais Mohamed Usman en Autriche en décembre 2015. Les deux hommes avaient débarqué le 3 octobre 2015 sur l’île grecque de Leros, parmi le flot de migrants, en même temps que les deux kamikazes irakiens qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France.

Après avoir nié, Adel Haddadi a avoué qu’ils avaient été missionnés pour commettre des attentats à Paris et que le mystérieux Abou Ahmad avait organisé leur venue en Europe depuis la Syrie. Il a ensuite désigné Oussama Atar comme étant probablement Abou Ahmad d’après une planche de photos qui lui était présentée par les enquêteurs, selon le Monde.

Le quotidien explique également que les enquêteurs ont exhumé des conversations dans lesquelles des membres de la cellule semblent s’adresser à Abou Ahmad en évoquant des testaments et des modes d’actions. Le surnom est par ailleurs apparu dans l’enquête grâce à l’exploitation d’un ordinateur abandonné dans une poubelle près d’une des planques utilisée par la cellule djihadiste en Belgique.

Publié le mercredi 9 novembre 2016 à 9:42, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:24

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