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Attentats de Bruxelles : la station de métro Maelbeek va rouvrir

Un mois après les attentats de Bruxelles, la station de métro Maelbeek ouvrira à nouveau ses portes, lundi 25 avril.

Vendredi 22 avril, La Belgique a rendu un vibrant hommage à ses 32 morts et les centaines de blessés, victimes des attentats qui ont endeuillé le pays, un mois jour pour jour.

Alors que les travaux de remise en état se sont terminés vendredi soir, la société d’exploitation du réseau de transport de Bruxelles, la Stib, a annoncé que la station de métro Maelbeek (où Khalid El-Bakraoui l’un des kamikazes des attaques a actionné sa ceinture d’explosif et qui a fait 16 morts), rouvrira lundi 25 avril.

La seule marque visible de l’attaque est l’un des huit portraits en carrelage de l’artiste belge Benoît van Innis qui restera altéré à cause de l’explosion.

Ce même artiste s’est vu confié un projet d’œuvre d’art commémorative et devrait être inauguré en juin prochain.

En attendant, nous prévoyons un mur du souvenir où les gens peuvent laisser des messages, des mots d’espoir

a indiqué la porte-parole de la Stib.

Arrivés à pied depuis le Palais de la Nation, les membres de la commission d’enquête parlementaire ont déposé une gerbe de fleurs et se sont recueillis à l’entrée de cette station, au cœur du quartier des instances européennes. Ils ont ensuite pénétré dans le métro pour y effectuer une visite de travail et y ont rencontré les membres de la Stib et les services de secours.

parlementaire maelbeek

Rappelons que cette commission a été constituée suite aux polémiques quant à la défaillance des services de renseignements après les attentats.

Une visite pour s’imprégner des lieux et rendre hommage aux victimes, plutôt qu’une visite technique

Le cortège s’est ensuite rendu à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, lui aussi dévasté par le double attentat-suicide (une heure avec l’attaque du métro), ce 22 mars.

Si sa desserte en train a repris vendredi, l’enregistrement des passagers au départ se fait toujours dans un hall provisoire.

Au cours de ces recueillements, la commission d’enquête a réaffirmé son objectif de faire la lumière sur la façon dont les autorités ont géré les attaques et les défauts du système et ce avant la fin de l’année 2016.

Elle a également insisté sur sa volonté pour déterminer les causes de la montée du radicalisme en Belgique.

Les recommandations de la commission d’enquête pourraient aboutir à changer l’architecture de la sécurité et peut-être bien à une réforme des polices

a expliqué le président de la Chambre, Siegfried Bracke.

En effet, de nombreuses failles sont apparues dans la collecte et le partage des informations entre les services de police, de renseignement et la justice. Ces vices sont notamment le résultat du très grand nombre d’acteurs impliqués dans la lutte contre le radicalisme et le terrorisme dans le pays.

En marge de cette commémoration, le gouvernement belge a annoncé, vendredi, qu’il allait créer, pour les victimes et leurs proches, un statut identique à celui des victimes de guerre. Ce statut prévoit notamment une aide financière pour le dommage moral subi et des mesures sociales particulières (garantie de retraite, remboursement à vie des frais médicaux).

Publié le samedi 23 avril 2016 à 14:18, modifications lundi 25 avril 2016 à 8:19

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