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Les attentats du 13 novembre racontés par 13 témoins directs

Le 13 novembre 2015 restera à jamais encré dans les mémoires de chacun. C’est ce soir-là que 130 personnes perdirent la vie dans les multiples attaques perpétrées aux quatre coins de Paris. C’est aussi ce soir-là que 13 témoins directs virent leur vie changer à tout jamais. C’est à ces témoins, ces êtres ayant été au plus près de l’horreur, que la journaliste Zineb El Rhazoui consacre son nouvel ouvrage, 13.

C’était un soir de fête dans la capitale. Au Stade de France, les Bleus recevaient l’Allemagne pour une rencontre amicale tandis qu’en ville, tout le monde se ruait en terrasse afin de profiter de la douceur climatique exceptionnelle pour la saison. D’autres, encore, faisaient la queue devant les salles de concert, heureux de pouvoir assister à la prestation de leurs artistes préférés. Dans ces conditions, il était difficile d’imaginer que ce vendredi 13 novembre 2015 allait être synonyme d’horreur, de terreur et de larmes. Ces mêmes synonymes employés dix mois plus tôt suite aux attentats de Charlie Hebdo.

Ce 13 novembre 2015, certains ont perdu la vie, mais d’autres ont survécu, malgré un traumatisme – parfois physique – indélébile. C’est sur ces victimes que Zineb El Rhazoui braque ses projecteurs dans son ouvrage paru aux éditions Ring et sorti deux jours à peine après les attentats de Bruxelles.

L’objectif de la journaliste est multiple, comme elle l’explique elle-même : elle a voulu consigner la douleur pour ne pas oublier l’onde de choc et les sentiments à vif des victimes immédiates ou collatérales de ces attaques meurtrières.

C’est ainsi que l’on retrouve dans 13, le témoignage de Yasser, installé en terrasse en cette soirée tragique, qui a vu son ami mourir sous les premières balles des attaques. Il y a Patricia, dont la fille unique n’a pu ressortir vivante du Bataclan. Il y a Omar, vigile au Stade de France, qui a empêché un terroriste d’entrer dans l’arène et qui, de toute évidence, a permis d’éviter un immense carnage. Moins anonyme mais pas moins victime, il y a également le témoignage de Patrick Pelloux, médecin urgentiste et collaborateur à Charlie Hebdo qui, en quelques mois à peine, a été confronté deux fois de suite à l’insoutenable.

Le dernier chapitre de 13 est consacré à Abdelhamid Abaaoud, le terroriste djihadiste belgo-marocain, abattu le 18 novembre 2015 par les forces de sécurité françaises.

Allant loin dans l’émotion et le recueil, l’ouvrage de Zineb El Rhazoui se donne pour mission de dépeindre toute l’atrocité de cette soirée-là et des jours qui ont suivi. Un objectif qui ne peut être atteint sans l’emploi de termes bruts, acerbes mais en parfaite adéquation avec le ressenti des ces témoins ayant vécu l’horreur de près. De trop près.

Un livre à lire pour se souvenir.

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Publié le lundi 18 avril 2016 à 14:52, modifications lundi 18 avril 2016 à 14:52

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