Actualité

Attentat de Nice : Trois suspects présentés aux juges antiterroristes

Déjà six personnes mises en examen

Trois hommes, soupçonnés d’avoir aidé l’auteur de l’attentat du 14 juillet à Nice à se procurer une arme de poing, ont été transférés à Paris. Ils vont être interrogés par les enquêteurs antiterroristes.

Selon une source judiciaire citée par Nice-Matin, trois hommes ont été déférés vendredi 16 novembre devant un magistrat antiterroriste de Paris dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Nice.

Les individus sont soupçonnés d’avoir joué un rôle dans la fourniture d’armes à l’auteur de l’attaque du 14 juillet. Ils vont être présentés aux juges antiterroristes, en vue d’éventuelles mises en examen.

La tuerie, revendiquée par l’Etat islamique, avait fait 86 morts de 19 nationalités et plus de 400 blessés.

Trois suspects âgés de 24, 31 et 36 ans

Nice-Matin a indiqué que les trois hommes, « principalement des Albanais » âgés de 24, 31 et 36 ans, faisaient partie des dix suspects interpellés ce lundi à Nice. Ils avaient été placés en garde à vue et auditionnés par les enquêteurs niçois.

Les sept autres hommes, interpellés dans la ville azuréenne, ont également été relâchés après deux jours de garde à vue. Le dernier suspect, arrêté à Nantes, a aussi été libéré.

Dès le début de l’enquête, les traces téléphoniques laissées par le tueur avaient permis aux policiers de remonter jusqu’à une première série de suspects. En effet, certains avaient été mentionnés dans un SMS énigmatique, quelques minutes avant le massacre:

Ramzy (…) je voulais te dire que le pistolet que tu m’as donné avant-hier est très bien. Dis à ton copain qui habite au 7, rue (…) au 5e étage qu’il nous [en] ramène cinq. Chokri et ses amis sont prêts pour le mois prochain maintenant ils sont chez Walid.

Depuis, six personnes avaient été mises en examen, dont celle qui avait reçu le texto, Ramzi Arefa, un Franco-tunisien de 21 ans, et un couple d’Albanais, Artan Henaj et Enkeledja Zace.

Tous trois sont liés à des degrés divers aux trois suspects qui doivent être présentés devant le magistrat antiterroriste.

Des intermédiaires logistiques

Le site Franceinfo Côte-d’Azur a donné des renseignements sur les hommes mis en examen.

Ainsi, l’homme de 31 ans, né en Tunisie, est soupçonné d’avoir joué le rôle d’intermédiaire entre le couple d’Albanais et Ramzi Arefa.

L’homme de 24 ans, né en Albanie, et cousin d’Artan Henaj, est suspecté lui d’être impliqué dans une transaction liée à une kalachnikov.

Pourtant, à ce stade de l’enquête, « il n’est pas établi » qu’ils aient eu connaissance du projet d’attentat. Cependant, ils sont fortement « soupçonnés d’avoir été à l’origine de la transaction autour de la fourniture d’un 7,65 à l’auteur de l’attentat ».

Le quotidien régional a indiqué que :

Ils appartiennent au milieu de la criminalité « de droit commun. Faisant un peu de tout, des stupéfiants, etc., des malfaiteurs d’opportunité.

Ainsi six mois après l’attentat, les enquêteurs tentent toujours de mettre à jour la personnalité trouble et les réelles motivations du tueur :

Il y a un mélange de radicalisation islamiste, de fascination pour l’ultra-violence sur fond de troubles psychologiques.

A analysé une source au micro de Franceinfo Côte-d’Azur.

En outre, les enquêteurs s’interrogent encore sur le rôle de l’un des six premiers mis en examen, Chokri Chafroud. Ce dernier apparaît comme « un mentor influent sur la personnalité instable de son ami ».

Les policiers ont notamment retrouvé un message glaçant sur Facebook que Chokri Chafroud avait envoyé au tueur, le 4 avril 2016. Il lui avait alors soufflé :

Charge le camion, mets dedans 2.000 tonnes de fer (…) coupe lui les freins mon ami et moi je regarde.

Publié le samedi 17 décembre 2016 à 14:59, modifications samedi 17 décembre 2016 à 14:36

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !