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Attentat de Nice : Les ratés de l’application Alerte Attentat

Les premières notifications de l’application Alerte Attentat sont arrivées plusieurs heures après le terrible drame survenu à Nice. Cette lenteur a été très vivement critiquée sur les réseaux sociaux.

Le 8 juin dernier, le ministère de l’Intérieur lançait l’application Alerte Attentat – SAIP pour Système d’Alerte et d’Information des Populations. L’objectif de cet outil était de permettre aux utilisateurs de recevoir en temps réel des notifications sur Smartphone en cas d’attentats ou d’évènements exceptionnels.

SAIP permet de recevoir une alerte en cours suite à une suspicion d’attentat ou d’événements exceptionnels de sécurité civile (alerte nucléaire, produits dangereux, rupture d’ouvrage hydraulique) susceptibles de résulter d’un attentat.

Pourtant, il aura fallu trois heures à cette application pour réagir à l’attaque de Nice, ce 14 juillet.

En effet, le système d’alerte et d’information n’a envoyé le message d’alerte qu’à 1h34, alors que c’est dès 22h30 que Mohamed Lahouaiej Bouhlel a délibérément foncé dans la foule sur la promenade des Anglais à Nice.

Deveryware, le développeur et le prestataire du programme, a été convoqué cet après-midi, place Beauvau, pour fournir des explications.

Sachant que le déclenchement de cette alerte attentat est une prérogative du préfet, pourquoi y a-t-il eu une telle lenteur.

Lors du double meurtre de Magnanville, le préfet avait fait le choix de ne pas donner l’alerte :

Durant la soirée, il s’agissait avant tout d’un forcené retranché dans une zone qui a été très rapidement bouclée. Il n’y avait pas d’impératif de communication, et il n’y avait pas spécialement de conseil de prévention à faire parvenir à la population.

Avait alors, expliqué Bernard Cazeneuve.

Or, ce jeudi soir, dès 23h, la préfecture des Alpes-Maritimes a fait état d’un attentat. Elle avait en outre expressément demandé aux habitants de rester cloîtrés chez eux.

Logiquement, l’alerte aurait dû être donnée.

L’une des explications pourraient être d’ordre technique. Une saturation du réseau Internet mobile aurait pu retarder la réception des alertes.

Les concepteurs avaient dès le mois de juin averti qu’il s’agissait d’un outil complémentaire à la communication de crise traditionnelle.

Elle prolonge le SAIP existant (sirènes), et complète l’éventail des dispositifs d’alerte (signalétique urbaine, information diffusée oralement sur le terrain par les forces de sécurité ou via les médias, réseaux sociaux…).

Avait d’ailleurs prévenu le ministère de l’Intérieur.

Si l’application gouvernementale a échoué à informer rapidement la population, ce n’est pas le cas des réseaux sociaux.

Comme en novembre dernier, Facebook activé son outil « Safety Check » dès le début de l’attentat.

Même chose du côté de Twitter avec le hashtag #PortesOuvertesNice.

Publié le vendredi 15 juillet 2016 à 15:55, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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