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Attaque de policiers à Magnanville en 2016 : Ce que l’on sait des six personnes interpellées dont une policière et sa fille

Près de deux ans après l’assassinat d’un couple de policiers à Magnanville en 2016, trois femmes et trois hommes ont été interpellés dans les Yvelines.

L’enquête sur l’assassinat par un djihadiste d’un couple de policiers à Magnanville (dans les Yvelines) en juin 2016 vient de prendre une nouvelle tournure. En effet, sur une information de l’Express, six personnes âgées de 25 à 48 ans ont été interpellées lundi 9 avril au petit matin dans les Yvelines.

Une policière parmi les interpellés

Ainsi, trois femmes et trois hommes ont été arrêtés par les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire. Depuis près de deux ans ces policiers cherchent notamment à expliquer pourquoi le meurtrier a tué ce couple de fonctionnaires. En outre, selon le quotidien, une fonctionnaire de police des Yvelines figure parmi les personnes interpellées. Se trouve également sa fille. L’Express a indiqué qu’il s’agit d’une gardienne de la paix qui est actuellement major de police dans les Yvelines. Elle travaillerait dans le centre de rétention administrative (CRA) de Plaisir.

Par ailleurs, une source proche du dossier a confié à franceinfo qu’elle avait été déléguée départementale du syndicat Alliance pendant plusieurs années. En outre, cette policière avait fait l’objet d’une procédure disciplinaire et d’une enquête de l’IGPN en 2016. La mère de deux enfants, convertie à l’islam, avait été inquiétée pour « absence de compte-rendu à la hiérarchie ». En effet, elle n’avait pas signalé avoir hébergé provisoirement chez elle une jeune femme fichée S pour radicalisation. Elle avait alors abandonné son mandat il y a un peu plus d’un an. Elle avait expliqué à ses collègues que sa fille, proche de la jeune femme, était visée par l’enquête. Justement, d’après franceinfo, la fille de la policière a elle aussi été placée en garde à vue lundi. Les enquêteurs ont découvert qu’elle connaissait Larossi Abballa, le terroriste qui a tué les deux policiers à leur domicile.

De l’ADN retrouvé sur les lieux du crime

Or, Larossi Abballa, tué dans l’assaut des forces de l’ordre, avait revendiqué son acte au nom du groupe État islamique en direct sur les réseaux sociaux. Rapidement, deux hommes ont été condamnés en 2013 aux côtés du tueur. Ils faisaient partie d’une filière afghano-pakistanaise de recrutement au djihad. Ils ont été mis en examen pour avoir apporté un soutien logistique à Larossi Abballa. Pourtant, l’enquête a connu un rebondissement en décembre dernier, lorsque le petit frère de Charaf Din Aberouz, Mohamed, 24 ans, a été mis en examen pour « complicité d’assassinats terroristes ». En effet, les enquêteurs avaient découvert son ADN sur les lieux du crime.

A la vue de ces éléments, les enquêteurs de la Sdat cherchent à déterminer pourquoi le meurtrier a ciblé ce couple de fonctionnaires dans leur pavillon en juin 2016. Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, était commandant adjoint du commissariat des Mureaux (Yvelines). Sa compagne Jessica Schneider, 36 ans était agent administratif d’un commissariat voisin. Ainsi, leurs noms et leur adresse ont-ils circulé par le biais de la policière arrêtée ce lundi ?

Publié le lundi 9 avril 2018 à 17:51, modifications lundi 9 avril 2018 à 17:49

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